Bérézina – Sylvain Tesson

Quatrième de couverture : 

En octobre 1812, piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence La retraite de Russie, l’une des plus tragique épopée de l’Histoire humaine. La Retraite est une course à La mort, une marche des fous, une échappée d’enfer. Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle. Il ne s’agit pas d’une commémoration (commémore-t-on l’horreur ?), encore moins d’une célébration, il s’agit de saluer par-delà les siècles et les verstes, ces Français de l’an XII aveuglés par le soleil corse et fracassés sur les récifs du cauchemar. Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l’aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural……..

Ma « touche » perso :

Ce roman nous retrace l’itinéraire de la fuite de Napoléon de Moscou à Paris en 1812. Il est d’une très grand richesse historique ( un gros travail de recherche ). Certaines citations des divers bras droits de l’Empereur sont régulièrement imbriquées dans le roman.
Du coup cela nous donne une très grande immersion de cette partie de l’histoire, limite à nous glacer le sang. D’ailleurs c’est un funeste passé qui ne m’avait pas du tout intéressée jusqu’alors. C’est extraordinaire de savoir que c’est une grande défaite de l’Empereur alors que ce n’est qu’une victoire en vérité. On ne peut être qu’en admiration par la tactique Russe mais je comprends tout à fait le sentiment d’exaltation pour Napoléon.

J’ai apprécié ce mariage du présent au passé, tout est mélangé et pourtant tout est très clair ! il n’y a aucune confusion possible.

La partie road trip n’est pas en reste, car nous ressentons le froid, les conditions difficiles des routes, les émanations de l’alcool ..J’ai aimé cette folie et cette recherche des traces du passé. c’est très enrichissante et c’est une aventure que j’aurai aimé faire mais en été …

Le point négatif, pour moi reste la première partie . elle est longue, je ne l’ai pas trouvé intéressante. donc un début de lecture un peu laborieux . Je n’aurai gardé qu’un rappel de l’histoire afin qu’on sache les circonstances de cette retraite des terres Russes.

Le point positif , les deux cartes en préambule. Celle de 1812 et celle de 2012 dont je retournai consulter régulièrement.

Pour conclure, si vous aimez l’histoire et plus particulièrement celle de l’Empereur des Français, c’est une autre façon de découvrir cet épisode où tant d’hommes ont péri.( et de chevaux !)

Point d’impact :

« Moi qui aime par-dessus tout la contemplation des atlas, je me disais que les stratèges exercent un beau métier. Ils vivent, penchés sur les cartes, à piqueter des épingles et dessiner des flèches, en s’offusquant que le mouvement des troupes ne suit pas les tracés. « 



Palmarès de l’AUTEUR:

Sylvain Tesson est un écrivain voyageur.

Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C’est là le début de sa vie d’aventurier. Il traverse également les steppes d’Asie centrale à cheval avec l’exploratrice Priscilla Telmon, dont il fut le compagnon pendant de nombreuses années, sur plus de 3000 km du Kazakhstan à l’Ouzbekistan. En 2004, il reprend l’itinéraire des évadés du goulag en suivant le récit de Slavomir Rawicz : The Long Walk (1955). Ce périple l’emmène de la Sibérie jusqu’en Inde à pied.

Depuis quelques années, il écrit des nouvelles, dans un registre poétique où souvent l’absurde des situations humaines est montré avec humour. Il collabore également à diverses revues.

Aujourd’hui, Sylvain Tesson est membre d’honneur de l’INREES, Institut de recherche sur les expériences extraordinaires. Il est aussi administrateur de la Guilde européenne du raid et du comité directeur de la Société des explorateurs français.

Ces derniers ouvrages lui ont valu la reconnaissance critique et public. « Une vie à coucher dehors » chez Gallimard à reçu le Goncourt de la nouvelle en 2009, et « Dans les forêts de Sibérie  » du même éditeur, le Prix Médicis essai 2011.

Mon Score !
3-5-bis
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