Zoé – Alain Cadéo

Quatrième de couverture:

 
Depuis que Zoé et moi échangeons nos écrits, j’ai la bonne impression d’avoir brisé ma solitude. Elle est, avec son écriture ronde, une petite boule de tendresse et d’originalité versée dans le café noir de ma mélancolie. Quand je vais à la boulangerie, c’est désormais un réconfort de la voir exister au milieu des autres. Plus personne ne fait attention à moi. On ne me regarde plus de travers. Je suis enfin un vrai client, un habitué. Notre minute est devenue quart d’heure. Elle joue, rien que pour moi, son numéro parfait de boulangère. Henry vit retiré dans une espèce de fort isolé au bout d’une piste de dix kilomètres. Tous les deux jours, le vieil homme se rend au village voisin pour acheter son pain. C’est à la boulangerie qu’il rencontre Zoé, la jeune vendeuse de dix-huit ans. Au fil du temps, une curiosité réciproque et une complicité muette s’installent entre eux. Chacun est intrigué par l’autre, au point qu’un dialogue épistolaire et presque clandestin s’instaure : Zoé glisse des petits billets dans les miches de pain qu’achète Henry auxquels il répond avec une constance sans faille.
Ma « touche » perso:
 
 
C’est l’histoire d’une relation qui transgresse les règles, les convenances ..Après tout un homme, la soixantaine, qui s’intéresse à une gamine de 18 ans, cela fait un peu « Lolita » de Nabokov …Eh bien vous avez tout faux! il n’y a rien de malsain, de glauque.Bien au contraire ! C’est l’histoire d’une rencontre, d’un amour platonique d’un grand frère à une petite sœur.  

Henry aime la solitude, il s’est entouré, bâti, protégé de cette solitude, si bien qu’il vit loin de tout dans un vieux bunker réaménagé. Son quotidien, c’est sont les mots qu’il dépose inlassablement sur ces feuilles de papier. c’est sa vie, ce qu’il souhaite laisser au monde..  
Lorsqu’il rencontre Zoé à la boulangerie, Henry se rend compte que cette petite boulangère n’est pas comme les autres. Outre le fait qu’elle soit belle, elle aime les autres et cela se voit. Pour Zoé, Henry est différent aussi, enfin un homme qui ne lui fait pas des avances ou ne la regarde pas avec un oeil lubrique.
S’installe entre eux une certaine connivence, un besoin d’échanger autre chose que des banalités. besoin de se raconter, se confier, d’avoir enfin un tuteur pour porter la vie. Car en dehors de toutes apparences, Zoé est bien seule, elle aussi, du haut de ses 18 ans, et la vie est parfois difficile.

La vie n’est -elle faite que de quiproquos? La grande tribu des quiproquos : un Iroquois rencontre un esquimau lequel rencontre un sibérien. L’un parle de son désert de montagnes, l’autre de son désert de glace et le troisième évoque son désert de sel et les trois ne comprennent qu’une chose : chacun est seul dans son désert.

Alain Cadéo est un écrivain certes mais c’est aussi, et pour moi c’est important comme distinction, un conteur. Il raconte, il digresse, il s’emballe, il explique, parfois il est difficile de le suivre car c’est à la limite de ma compréhension et au final je m’accroche et il arrive à me faire pleurer. C’est un lanceur de mots, un jongleur, un équilibriste mais sûrement pas un clown !
 
Mon score:

4-5-bis


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