Je n’ai pas toujours été un vieux con – Alexandre Feraga

Ma « touche » perso:

Derrière cette couverture absolument géniale et délirante se cache un livre touchant et profond.

Léon est un petit vieux qui vivait peinard dans son appartement jusqu’au jour où il y mis le feu par inadvertance. En le sauvant, son voisin le fait tomber. Un bonhomme de cet âge n’est pas bien solide, verdict : fracture de la hanche. 
Il se retrouve placé dans une maison médicalisée le temps de sa rééducation.. Entouré de personnes de son âge, Léon navigue entre souvenirs, présent et une bonne vision de l’avenir.

Si les vieux radotent, ce n’est pas pour emmerder leur entourage, c’est pour bien garder à l’esprit tous les bons et mauvais moments qu’ils ont vécus. Pour se rappeler qu’ils ont eu une vie, que l’état de décrépitude dans lequel ils se trouvent ne résume pas leur existence.

Ce roman a deux lectures. La première qui vous donnera le sourire, aborde avec légèreté la vieillesse et les institutions spécialisées. Tout cela sous des phrases incisives de notre ami Léon.

Avant d’arriver ici, je pensais entrer au musée des horreurs. Un version gériatrique de la fin du monde. Avec ballet de croque-morts tous les trois jours et marche funèbre pour danser le samedi soir.

La seconde lecture est plus profonde, je dirai même plus philosophique. Léon en a vu des choses, à traversé bons nombres d’épreuves et sous son côté bourru il a tout de même un cœur qui aime son prochain. Aux Primevères (le petit nom de la maison de retraite), il y a certains destins qui vont légèrement dévier de leurs axes ….

Alors ne vous attendez pas à voir des petits vieux avec couches, libido en berne et les souvenirs dans les chaussettes !! Léon dit bien à un moment que ce qui est pire qu’une petite vieille ayant la maladie d’ Alzheimer, c’est la petite vieille qui se souvient de tout, du moindre détails et qui va tout vous raconter …

Alexandre Feraga aborde une multitude de sujet (femme battue, orphelin, l’après guerre..), rien n’est de trop. Aucune lourdeur. Ce n’est pas pessimiste mais juste un constat.

Ce roman de 250 pages va vous surprendre ! Faites pas les cons, lisez le !

Mon score:

4-5-bis 
Quatrième de couverture:

« On ne devrait jamais finir ses jours dans des draps en coton souples comme du carton, à suçoter des tuyaux comme des chiards ou à boulotter de la morphine. Je me suis toujours vu ailleurs, agonisant dans un champ de pâquerettes, chialant dans les bras d’une femme, évaporé dans le ciel après un beau feu. »
Le « vieux con » qui vous parle passe pour un infatigable grincheux. Aux Primevères, la maison de retraite où il vient d’échouer, Léon renoue pourtant avec ce qu’il a toujours été. Ancien baroudeur, braqueur de banques, amoureux transi, cet amateur de coups tordus va, par amitié pour deux compagnons d’infortune, jouer un dernier tour à ceux qui croient encore qu’un vieux, ce n’est jamais qu’un… vieux.

Publicités

2 comments

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s