Une pluie sans fin – Michael Farris Smith

Ma « touche » perso:

– Maman, les p’tits bateau qui vont sur l’eau ont t’………
– Ah non tu vas pas te mettre à chanter !!! Tu vois pas qu’il pleut des cordes depuis si longtemps qu’on ne se souvient plus du soleil !!!
– Mais j’étais d’humeur guillerette moi !!
– Et puis quoi encore !! Où est-ce que tu as vu qu’on pouvait s’amuser et être gaie.
– Oui. C’est vrai. Promis, je ne recommencerais plus ..
– Allez tais toi et rame !!! Et plus vite que ça !

448 pages de flotte, de tempêtes, de froid et de grisaille. Eh bien moi j’ai ramé pour lire ce bouquin. J’ai besoin d’espoir, de lumière.. Je marche à la pile solaire, et là pour le coup, je n’avais que très peu de source d’énergie. Au final, j’ai mis beaucoup plus de temps pour le lire que prévu ! Un bon point pour le rapport dépense / temps passé me direz vous !! Il est plus rentable que mes autres achats :p

Une ambiance lourde donc vous disais-je. La météo est partie en cacahuète sur tout un territoire Américain. Un climat rude où les tornades détruisent tout. Il n’y a plus d’abri pour protéger homme, femme et enfant.  Même le gouvernement s’est désengagé de ce problème ! Il s’en lave les mains.

Un torrent ininterrompu charriait sa conviction, tandis que les muscles de sa nuque se crispaient, que ses mains et ses bras ondulaient – car il tordait le serpent telle une serviette mouillée – ,que le besoin de tuer devenait impérieux, qu’il demandait la force et le châtiment de ceux qui doutaient de la voie, ma voie, Ta voie, Seigneur, si électrisé par sa puissance et son pouvoir qu’il ne vit pas la femme se précipiter sur lui et n’eut pas le temps d’échapper à l’emportement de la prière : déjà, il gisait sur le dos, bras et jambes plaqués à terre, son propre revolver contre ses lèvres, baiser-morsure d’une maîtresse ardente. Le serpent s’était enfui. 

C’est tout simplement devenu la loi du plus fort. C’est ce que va comprendre notre héro qui a des allures d’homme des cavernes version apocalyptique. Il va être dépouillé de ses biens, de ses souvenirs et laissé pour mort. Bravant les éléments, il part à la recherche de quelques objets qu’on lui a voler (car apparemment lui est matérialiste !!)

L’auteur nous donne une vision bien dramatique d’un monde qui s’étiole. La nature humaine reprend des droits de sauvage. Les animaux deviennent dangereux et incontrôlable.
Je regrette que l’auteur est pris autant de temps pour relater son histoire, c’est long ! Beaucoup trop long ! Cela manque de dynamisme. Les flashbacks de la vie « d’avant » sont aussi un peu trop nombreux à mon goût.
Il faut attendre la bonne moitié du roman pour que les choses commencent à bouger, c’est dommage.

Cela dit si vous êtes patient et êtes un fervent admirateur des sujets d’atmosphères de fin du monde, alors ce roman est pour vous…

Mon score:



Quatrième de couverture:

Après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de la Louisiane à la Floride, est devenu un véritable no man’s land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Au sud de la Ligne se trouve désormais une zone de non-droit ravagée par les tempêtes et les intempéries incessantes – sans électricité, sans ressources et sans lois. Cohen fait partie des rares hommes qui ont choisi de rester. Incapable de surmonter la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, errant sous une pluie sans fin. Des circonstances imprévues vont le mettre en présence d’une colonie de survivants, menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté par des visions mystiques. Celui-ci retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen va les libérer et tenter de leur faire franchir la Ligne. Commence alors un dangereux périple à travers un paysage désolé, avec pour fin l’espoir d’une humanité peut-être retrouvée. 
Prophétique, sans concession, portée par une langue incantatoire, cette histoire de rédemption aux accents post-apocalyptiques révèle un auteur de tout premier ordre. Une pluie sans fin est de ces romans qui continuent de hanter leur lecteur bien après la dernière page.

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