Au pays des kangourous – Gilles Paris

Ma « touche » perso:

Gilles Paris a cette sensibilité, cette âme d’enfant qui lui permet de mettre en scène des problèmes d’adultes à travers les yeux d’un gosse de 9 ans.

 
Simon est un enfant qui recherche désespérément l’amour de sa mère, qui vit la majeur partie de l’année en Australie pour son travail. Mais lorsqu’elle est présente, elle n’accorde que peu d’attention et de gestes tendres à son fils.

Le métier de maman, c’est de voyager en Australie. Elle est directrice de marketing chez Danone. Oui, le yaourt. Alors, quand je suis triste et que maman me manque, je vide six yaourts à la pêche, lentement, à la petite cuiller, et je l’imagine chevauchant un kangourou dans le bush, jusqu’à ce que le sourire revienne sur ma bouche. Le bush, dans le dico de papa, c’est la forêt australienne grande comme huit mille fois Paris.

Son père est un écrivain. Il vit reclus chez lui sans ami. Jusqu’au jour où Simon le retrouve caché dans le lave-vaisselle, tétanisé. Commence une descente, une chute dans l’isolement et la dépression. L’hospitalisation en milieu psy, l’incompréhension et les non-dits pour Simon, qui du haut de ses 9 ans, comprends très bien qu’on ne lui dit pas tout !

Ce que j’aime dans les romans de Gilles Paris, c’est qu’avec des mots d’enfants, il arrive à faire passer beaucoup d’émotions. Les enfants sont d’ailleurs très vif d’esprit, débrouillards. 
D’autant plus lorsqu’il est confronté à la difficulté de la vie, un enfant sera étonnant.

Il n’y a qu’un seul bémol dans ce roman pour moi . Le personnage de Lily n’est pas assez réel pour moi. Cette enfant, hospitalisée, qui se déplace d’un lieu à un autre, qui sait tout sur tout, qui chuchote aux oreilles des patients…Elle a un petit côté « fantastique » « irréel » qui décrédibilise l’histoire . 

Donc, pour conclure ce roman est un bon bouquin mais si vous souhaitez découvrir cet auteur, car il faut le lire, je vous conseille de lire plutôt Autobiographie d’une courgette

Mon score:

3-5-bis



Quatrième de couverture:

 » Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa.  »

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n’en est plus un depuis longtemps.

Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d’affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer.

Le jour où Paul est interné pour dépression, l’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies  » les sorcières « , et prête à tout pour le protéger. Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide.

Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité indicible.

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