Un café maison – Keigo Higashino

Ma « touche » perso:

Voila le troisième roman que je lis de cet auteur et je dois dire qu’une fois encore je ne suis pas déçue ! Il a un talent fou ! Une plume concise, d’une grande finesse, sans fioriture ou répétition. Chaque mot est à sa place.  L’auteur joue avec nous alors que nous savons dès le départ qui est le meurtrier. C’est un sacré tour de force ! 

 
Dans ce roman, on retrouve l’inspecteur Kusanagi, un des personnages récurent de certains de ses romans et son ami, le physicien Kaoru qui a toujours un regard scientifique sur l’affaire. D’ailleurs, vous les retrouvez notamment dans le roman Le dévouement du suspect X   que j’avais beaucoup apprécié. Même principe, c’est une sorte de Columbo.
 
Ayané Mashiba est une grande créatrice de patchwork, son mari un homme d’affaire. Un soir, il lui annonce qu’il la quitte pour une autre femme. La réaction d’Ayané est sans vague mais intérieurement :

Je t’aime du plus profond de moi-même. Ce que tu viens de me dire m’a transpercé le coeur. Maintenant, je veux que, toi aussi, tu meures.

Le lendemain, elle décide de partir chez ses parents qui vivent loin. Deux jours plus tard, l’homme est retrouvé empoisonné après avoir bu une tasse de café, seul enfermé chez lui. Le problème, c’est qu’il n’y aucune trace de poison nul part que dans cette tasse et dans la préparation de ce café .. Pas dans le café, pas dans les filtres à café ..nul part et c’est le troisième café qu’il buvait depuis le départ de sa femme !

– Une seconde. Buvons d’abord notre café. J’ai besoin de calme pour pouvoir me concentrer.
Il se leva et remplit deux tasses.
– Cela tombe bien, fit Kaoru en prenant celle qu’il lui tendait.
– Qu’est-ce qui tombe bien ?
– Le café. C’est le point de départ de cette affaire.

D’une main de maître, l’auteur m’a happé dans son histoire. Je n’avais qu’une envie connaître l’astuce. Et de vous à moi, je n’avais pas trouvé !
Il faut lire cet auteur !! Je ne vous dis pas ce livre non cet auteur !!! Il n’y a que 6 livres de traduits en Français alors pourquoi se priver 🙂


 Mon score:

4-5-bis



Quatrième de couverture:

Dans une maison des beaux quartiers de Tokyo, Yoshitaka Mashiba annonce froidement à son épouse Ayané qu’il va la quitter car elle ne lui a pas donné d’enfant. Il a rencontré une autre femme et veut reprendre sa liberté. Elle décide alors de partir passer quelques jours chez ses parents à Sapporo.
Le surlendemain, on retrouve le cadavre de Yoshitaka gisant dans son salon à côté d’une tasse de café renversée. L’inspecteur Kusanagi et son équipe sont dépêchés sur les lieux, et la charmante veuve rentre de Sapporo. Il est rapidement établi que le café bu par Mashiba contenait de l’arsenic. Soupçonnant Ayané Mashiba, la collègue de Kusangi prend alors contact avec le physicien Yukawa, qui a déjà aidé la police dans le cadre d’affaires apparemment insolubles, car il lui semble que les sentiments de Kusanagi pour la suspecte sont de nature à l’égarer.
Au fil de cette énigme pleine de nuances, séduction et déduction se livre une joute délicieuse qui fait tout le charme de ce roman couronné du prix Naoki, l’un des plus prestigieux au Japon.

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3 comments

  1. J'avais beaucoup aimé La Maison où je suis mort autrefois de cet auteur et j'en garde un très bon souvenir ! Par contre, je me souviens avoir démarré celui-ci sans qu'il me happe complètement et je l'ai abandonné… Ta chronique me donne envie de lui laisser une seconde chance 😉

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