La couleur du lait – Nell Leyshon

Ma « touche » perso:

Dans ce roman, oubliez les codes. Vous n’aurez pas de « – » devant un dialogue, vous n’aurez pas un français parfait, pas de majuscule . Vous aurez une suite de phrases afin de poser une idée. Tout simplement parce que ce roman est un journal, le journal d’une jeune fille de ferme du XIX siècle qui n’a appris à lire et à écrire que sur le tard. Au départ, j’ai été un peu déstabilisée, je corrigeais les verbes employés, je me perdais sans les fameux tirets entre les dialogues et les pensées. Puis je suis passée au delà de tout ça ! L’histoire m’avait gagné !

ceci est mon livre et je l’écris de ma propre main.nous sommes en l’an de grâce mille huit cent trente et un, je suis toujours assise à ma fenêtre et j’écris toujours mon livre. ça me fait deuil de vous raconter tout ça. il y a des choses que je n’ai pas envie de dire. mais je me suis juré que je dirais tout exactement comme ça s’est passé. j’ai promis alors je dois continuer.

 

Mary est une jeune fille de 15 ans, petite dernière de la famille avec 3 sœurs aînées au désespoir de son père. Mary est une jeune fille qui à la langue bien pendue et il est rare qu’elle ne dise pas ce qu’elle pense . C’est qu’elle a du caractère ! Un jour son père lui annonce qu’elle part le lendemain vivre chez le pasteur en tant que servante et dame de compagnie pour sa femme souffrante.
Commence alors une chance d’apprendre à lire et à écrire mais tout à un prix, et celui-ci est vraiment lourd !

je m’appelle mary. M.A.R.Y.
ceci est mon livre. je l’écris de ma propre main.
mes cheveux ont la couleur du lait.

Un roman court, écrit de façon très intelligente par Nell Leyshon. Il n’y a pas une grande originalité mais il faut bien avouer qu’a aucuns moments nous nous ennuyons. Alors n’hésitez pas à retrouver Mary et ses sœurs au cœur de cette ferme du Dorset.


 Mon score:

4-5-bis



Quatrième de couverture:

En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.

Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.

Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l’écriture.. mais aussi l’obéissance, l’avilissement et l’humiliation.

Finalement, l’apprentissage prodigué ne lui servira qu’à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.

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10 comments

  1. Il faut absolument que je le lise, je n’ai vu que de bons avis. J’avoue que la graphie me fait un peu peur, même si c’est ça qui fait l’intérêt du livre (enfin, pas que, j’imagine, mais ça participe… 😉 ) ! ! Bref, certainement une de mes lectures de 2017 !

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    1. Un très beau livre ! On s’attache à cette jeune fille. j’attends votre avis avec impatience sur ce roman ! Et oui, la graphie est particulière mais ne sera gênante que très peu de temps (le temps de s’habituer) 😉

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