Soul of London – Gaëlle Perrin-Guillet

Ma « touche » perso:

Gaëlle Perrin-Guillet nous livre un bouquin très sympathique un peu à la manière d’une Ann Granger dans une Angleterre du XIXe siècle.

Elle a su retranscrire les disparités sociales de l’époque , qui ma foi n’ont pas trop changé, et nous immerger dans un monde en plein essor, ouvert sur une science précaire mais bien là !

Londres au XIXe Siècle, ce sont les routes pavées, l’odeur âcre des ordures, les calèches, la bonne société et les petites gens qui vivent dans la rue (entre autre). Rien de différent d’un autre pays d’Europe mais les anglais sortent d’une histoire macabre que nous connaissons tous encore de nos jours ! Jack l’Eventreur !

L’auteur a choisi une période difficile pour la police Anglaise, tout simplement parce que la population n’a plus confiance en elle. L’on ne connait pas le monstre de Whitechapel, la police a fait chou blanc et du coup la moindre affaire criminelle d’un tueur en série pourrait se terminer en guerre civile. D’ailleurs cette épée de Damoclès est bien présente tout au long de roman !

Donc quand on retrouve des cadavres de chiens dans les sous-sol du métro, on s’en inquiète un peu ! Tout du moins, suffisamment pour mettre un policier éclopé sur l’affaire. Ce ne sont que des chiens après tout ! Donc une moitié d’homme suffira. Ah mais l’affaire n’est pas si simple .
Henry Wilkes n’est un pas, non n’est plus , un homme de terrain. Et pour cause, suite a un accident, il boite. Aidé de son jeune ami, un orphelin qu’il a recueilli, il va tant bien que mal parcourir les rues de Londres afin de régler cette affaire. Pour pimenter un peu l’histoire, car sinon la vie de notre flic serait trop simple, une jeune femme demande de revoir l’affaire de sa sœur assassinée de façon non officielle.

Henry Wilkes n’est pas un super flic, il fait des conneries mais il a l’avantage d’être humain ! Il ne se sert pas de ses poings pour obtenir des réponses et fait tourner sa caboche tout de même un peu plus vite que ses coéquipiers.
Le duo du flic et de Billy est bien dosé et assez sympathique. Car c’est une confrontation entre les deux mondes (bourgeoisie et gosse de la rue) qui se complémentent et finalement tempère afin de s’équilibrer.

Vous l’aurez compris, outre cette enquête c’est un voyage dans le temps et une vision sociale que nous offre l’auteur.
Saurez-vous affronter la neige, le brouillard, le froid et partir à la rencontre du mythe de Sherlock Holmes, du fantôme de Jack l’éventreur et vous plonger dans les rues sombres de Londres de 1892 .

Mon score:

3-5-bis

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur




Quatrième de couverture:

Londres, 1892.
Un climat de peur.
Un flic qui boîte et un jeune orphelin.
Tous deux face à un meurtre…
… dont il ne fallait plus parler.

Jouant avec un côté « Sidekick », Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller, de Gaëlle Perrin, se révèle être aussi distrayant qu’angoissant.

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