Le dieu de New York – Lyndsay Faye

Ma « touche » perso:

Ce roman va vous plonger dans le New York des années 1845. En pleine expansion, cette terre promise accueille multitude d’êtres qui ont tout abandonné pour ce nouvel eldorado. Américain, Irlandais, Anglais, Turcs, ancien esclave…Différentes ethnies avec chacun leurs croyances.

Le taux de criminalité augmentant, le parti démocrate va mettre en place la première vraie police afin de faire de la prévention dans les cinq arrondissements de la ville.

Voilà la partie historique de ce roman où se mêle la fiction !

Notre personnage principal, Timothy Wilde vient de perdre son emploi, son bas de laine et son logement suite au grand incendie de New York. Événement réel ! Cet incendie a débuté le 16 décembre 1845 par une température de -27°. L’eau gelait avant de pouvoir éteindre les feux. Ils ont dû faire sauter les bâtiments afin d’éradiquer le feu. Au total près de 700 bâtiments ont été détruits.

Toujours est-il que Timothy va donc s’engager dans la police et se retrouver vite fait avec une affaire horrible sur les bras ! Le meurtre d’un garçon de 10 ans éventré. Il faut avoir conscience qu’en 1845, il n’y avait pas nos techniques actuelles. C’est donc une prouesse de résoudre une enquête juste par déduction! Surtout que la politique met son nez un peu partout tout.

Pas vingt enfants. Vingt enfants catholiques dont on n’a même pas remarqué la disparition. Tant que l’affaire paraîtra facile à résoudre, et que l’enquête ira dans le sens des intérêts démocrates, vous serez un homme investi d’une mission grave, terrible même. Mais ni Georges Washington Matsell, ni Valentin Wilde ne souffriront que notre toute nouvelle police puisse essuyer une humiliation publique, ni les démocrates qu’un dossier ingrat leur porte préjudice.

Voila ce que nous propose Lyndsay Faye ! Une intrigue, une enquête dans une ville au bord de l’implosion par les différences dans sa population. Où la pauvreté et la maladie sont banalisés. Les odeurs sont fortes, les logements insalubres et  les ruelles sombres.

Dans une digne lignée des romans de Caleb Carr qui se passe aussi sur New York mais dans les années 1896. Ce roman est instructif car basé sur l’histoire de New York et passionnant par son intrigue qui vous happe.

Mon score:
4-5-bis

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Été 1845. Après des années de débats politiques, New York crée enfin son département de police. Timothy Wilde intègre malgré lui ce fameux NYPD. Ancien barman, il a tout perdu dans un récent incendie, son bar, ses économies et une partie de son visage.
La nuit du 21 août, pendant sa ronde, Timothy est bousculé par une petite fille affolée. Sa chemise de nuit est couverte de sang. Au milieu d’un tissu de mensonges, elle finit par lui révéler qu’elle fuit un homme au capuchon noir qui découpe les enfants en morceaux. Le lendemain matin, le corps d’un petit Irlandais est retrouvé dans une poubelle, une immense incision sur le thorax, les organes à nu. La fillette disait vrai, un fou s’en prend aux enfants, mais pas n’importe lesquels, les plus démunis, les immigrés.
Timothy se lance dans une traque effrénée pour découvrir l’identité de cet assassin et éviter que ses sinistres desseins ne mettent la ville de New York à feu et à sang…

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4 comments

  1. j'adore les policiers de cette période. L'aliéniste, un exemple, un incontournable de Caleb Carr. De savoir Lindsay faye dans cette lignée, me donne vraiment envie de découvrir « le nouveau monde ». Merci pour ta chronique et la découverte. Petite Stef, j'adore tes lectures. Ta titi fidèle !

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