La petite barbare – Astrid Manfredi

Ma « touche » perso:

Une lecture difficile pour moi. Pas du tout par rapport à la plume de l’auteur qui est bonne mais pour le sujet abordé.

Difficile de ne pas avoir en mémoire les événements qui ont eu lieu il y a maintenant dix ans (en janvier 2006). La mort horrible de ce jeune homme. Cela m’avait bouleversé à l’époque et je n’oublie pas ! Peut-être parce que je passe tous les jours à l’endroit où l’on a découvert son corps.

J’ai toujours eu beaucoup de difficulté avec les adaptations littéraire ou cinématographique de faits divers alors que les familles des victimes sont toujours bien en vie et qu’ils surmontent toujours un deuil. Pourquoi leur infliger cela ?

La petite barbare est donc une jeune femme qui racole des hommes contre des faveurs. Appelez ça une pute si vous le désirez, elle ne se considère pas comme ça ! Jusqu’au jour où le jeune pris dans ses filets va être kidnappé, torturé et tué par le gang auquel elle appartient. Elle ne fera rien pour lui.
Ce livre raconte sa vie en chapitre court de son enfance à sa période carcérale.

L’auteur nous explique que l’enfance, l’exclusion, l’isolement, les cités ont fait d’elle ce qu’elle est maintenant . J’avoue n’avoir eu aucune compassion, empathie pour cette jeune femme . Elle est manipulatrice. Elle prend et jette. Je pense qu’à moins d’avoir une maladie psy on connait le bien et le mal.

Alors attention cela reste un roman ! Ce n’est pas une autobiographie ! Mon ressenti ne concerne que le personnage du roman. Et la force de l’auteur aura été de me faire vivre et ressentir des sentiments contraires. Mais surtout ce roman ne m’a pas laissé indifférente ! Cela reste trop proche de la réalité.

J’espère découvrir Astrid Manfredi dans un autre registre afin d’apprécier à sa juste valeur son talent d’auteur !

Mon score:

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

En détention on l’appelle la Barbare ; elle a vingt ans et a grandi dans l’abattoir bétonné de la banlieue. L’irréparable, elle l’a commis en détournant les yeux . Elle est belle, elle aime les talons aiguilles et les robes qui brillent, les shots de vodka et les livres pour échapper à l’ennui. Avant, les hommes tombaient
comme des mouches et elle avait de l’argent facile. En prison, elle écrit le parcours d’exclusion et sa rage de survivre, et tente un pas de côté. Comment s’émanciper de la violence sans horizon qui l’a menée jusqu’ici ? Peut-elle rêver d’autres rencontres ? Et si la littérature pouvait encore restaurer la dignité ? Subversive et sulfureuse, amorale et crue, La Barbare est un bâton de dynamite rentré dans la peau d’une société du néant.

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