Chaque seconde est un murmure – Alain Cadéo

Ma « touche » perso:

Après le très bon Zoé, Alain Cadéo revient avec ce roman. Histoire différente mais tout aussi humaine et touchante.

Suite à un accident de voiture, le jeune Iwill a décidé de tout laisser et de partir sur les routes. C’est un marcheur, il s’épanoui en traversant différent paysage, en rencontrant quelques personnes par ci par là…Toujours en action, jamais statique. Jusqu’au jour où il découvre Luzimbapar. Dans ce lieu désertique, il rencontre un couple et une meute de chien. S’installe alors une ambiance entre emprisonnement et bien-être .

Le seul métronome qui calme vraiment mon cœur
c’est la cadence de mes pas sur des routes sans fin
.

Dans le précédent roman, je vous disais : « Alain Cadéo est un écrivain certes mais c’est aussi, et pour moi c’est important comme distinction, un conteur. Il raconte, il digresse, il s’emballe, il explique, parfois il est difficile de le suivre car c’est à la limite de ma compréhension et au final je m’accroche et il arrive à me faire pleurer. C’est un lanceur de mots, un jongleur, un équilibriste mais sûrement pas un clown ! »
Pour ce roman, sa plume est beaucoup plus abordable. Il parvient, dès les premières lignes, à m’attacher à ce jeune homme déjà cabossé par la vie.  Ceci étant, il reste très poétique, Conteur il est Conteur il restera !

Je dois dire que ce roman m’a encore plus touché que le précédent. L’auteur a choisi de faire noircir les pages par son personnage principal. Donc sous forme de journal intime, le jeune Iwill se livre, s’épanche, nous montre ses failles. Nous sommes finalement la tendre oreille, le confident, l’ami et nous nous attachons à ce môme. Tout coule lentement. Dans une ambiance un peu particulière entre calme plat et la houle….
Et puis l’auteur décide de tout faire basculer, de chavirer notre embarcation. Et dans une sorte de flottement nous a servi un final des plus étonnant.
Mon score:4-5-bis

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Depuis deux ans, ou un peu moins, ou une éternité, je marche, je prends des trains, des bus, je fais du stop, je m’agrippe à la route comme un scarabée vert ayant replié ses élytres. Je croise les humains, parle à peine avec eux, je ne suis pas très liant. Il m’arrive parfois de rester un ou deux jours en leur compagnie, mais, c’est plus fort que moi, je repars assez vite. C’est curieux, je n’ai aucune mémoire. Ou plutôt j’ai des trous, grands et veloutés comme des ailes de phalènes. J’avance et tout s’efface derrière moi.

Après un accident de voiture, le jeune Iwill a rompu toutes attaches familiales. Il va désormais au hasard des routes. Lorsqu’il arrive à Luzimbapar, il rencontre Sarah et Laston. Le couple vit coupé du monde entouré d’une meute de chiens féroces. Pendant que Laston creuse des tunnels sans fin dans une ancienne mine de cuivre, Sarah confie à Iwill un cahier sur lequel il devra consigner sa vie, instaurant un pacte tacite : il s’en ira une fois le cahier achevé… Une étrange relation s’installe entre eux : ses hôtes inquiètent Iwill autant qu’ils le fascinent. Mais Iwill est-il vraiment libre de ses mouvements, les chiens le laisseraient-ils partir sans broncher s’il le décidait ?

Alain Cadéo est l’auteur de nombreux textes pour le théâtre et de romans, dont Zoé au Mercure de France. Il vit à Evenos, en Provence.

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