Les enfants de choeur de L’Amérique – Héloïse Guay de Bellissen


Ma « touche » perso:

J’ai fait l’acquisition de ce roman lors du salon de la mairie du 7ème arrondissement de Paris en janvier dernier et surtout sous les conseils de mon ami David du blog C’est Contagieux. J’ai mis un peu de temps pour le lire mais je pense avoir trouvé le meilleur moment pour apprécier pleinement ce moment : Les vacances !

Ce roman est un regard plein de cynisme, d’ironie sur l’Amérique, la Grande. D’ailleurs, l’auteur lui donne la parole, elle mère de tous les maux et de toutes les merveilles du nouveau monde ! Elle prend une réelle consistance, une vraie identité et surtout une pleine conscience de ses actes ! Bien entendu, chacun interprétera comme il le souhaitera cette « mère » pour moi elle a eu peau de politiciens, de meneur d’hommes !

Seulement quarante pour cent des Américains savent que la Terre tourne autour du soleil et dix-spet pour cent que les hommes préhistoriques ont inventé l’art. Moins ils en savent, mieux je me porte. Leur ignorance est mon pouvoir. Je les tiens par le portefeuille, c’est aussi simple que ça. Les dollars, c’est le ciment du pays.

Ce roman nous raconte essentiellement deux faits divers sombres de l’histoire américaines du début des années 80. La mort de John Lennon et la tentative de meurtre du président Reagan.
Je ne suis habituellement pas vraiment fan des romans qui reprennent des faits divers suffisamment récent pour avoir un impact sur la victime ou famille de la victime, mais ici entre ces deux meurtriers, on retrouve d’autres moments durs de l’Amérique des années 70-80. Des Histoires sombres, qui ont ébranlé à l’époque, qui m’ont ébranlé encore en 2016. Des drames importants qui certains ont permis une prise de conscience !
Et puis il ne faut pas oublier le fil conducteur, le point commun entre ces deux tueurs ! Holden Caulfield, le personnage de L’attrape-coeurs de Salinger. Ce roman qui a bercé l’Amérique, étudié dans les écoles et fait l’apologie de l’anti-héro. Beaucoup se reconnaissent en lui dont David Chapman et John Hinckley. Ici Holden a droit de parole et il ne s’en prive pas !
J’ai redécouvert sous la plume d’Héloïse Guay de Bellissen le racisme, la violence mais aussi l’idéologie des années seventies avec sa plume si rock . Elle nous raconte des monstruosités de façon si légère que c’est limite indécent un tel talent !
Comment résister. On ne peut que parcourir les sombres grottes de l’Amérique proposées par l’auteure ! Elles sont noires et fraîches. Couvrez-vous un peu car vous risquez quelques sueurs froide surtout lorsque vous rencontrerez Emmett till.
D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : C’est contagieuxAppuyez sur la touche lectureStemilou
En négatif : Croqlivres

Mon score:

 
4-5-bis
  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

En 1980, à quatre mois d’intervalle, Mark David Chapman assassine John Lennon et John Hinckley tire à bout portant sur Ronald Reagan.

Chapman et Hinckley, rien à voir en apparence, si ce n’est leur âge (25 ans) et leurs origines middle-class. Rien, sauf leur passion dévorante pour L’Attrape-cœurs et son héros, Holden Caufield. Sauf qu’ils aiment tous les deux les mômes, rien que les mômes. Qu’ils se méfient des pères qui picolent. Et des mères, hystériques. À moins que Chapman et Hinckley soient seulement les rejetons paumés d’une Amérique affamée de chair fraîche, de fric et de célébrité. Avec leurs airs d’enfant de chœur, ces deux-là racontent leur jeunesse. Chapman, le petit gros qui s’inventait des amis imaginaires. Hinckley, l’étudiant solitaire, fou amoureux de Jodie Foster, la gamine de Taxi Driver, qui le sauverait de son existence médiocre.

De son côté, Caufield en a marre d’être bloqué dans la tête de ces tarés qui se sont emparés de sa vie en lisant L’Attrape- cœurs ; il en a marre que Salinger, ce génie mutique et égoïste, le maintienne dans son éternelle jeunesse et dans sa rage. Il voudrait que Salinger écrive la suite. Il voudrait grandir. Pas Hinckley, ni Chapman.

Ces deux-là prétendront avoir dégainé leur arme par amour. Trop d’amour c’est sûr, un amour maladif pour eux-mêmes.

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