L’empire des Pyhré – Quentin Alexandre

Ma « touche » perso:

Quentin Alexandre nous livre un premier roman digne des grands noms anglo-saxons du XIXe siècle ! Un premier roman est souvent frileux, avec quelques petits défauts dus au manque de maturité dans la plume, ou de confiance. Celui-ci est tout à fait surprenant tant sa qualité est bonne et son intrigue bien menée.

Stanislas Pyhré a eu le malheur de retrouver son frère ainé pendu la nuit de Noël dans la maison familiale. Aucune trace d’effraction et les seules personnes présentes sont sa famille proche.

Le commissaire Garnier tourna les talons et d’un pas décidé, final, se dirigea vers la sortie. Alors qu’il ouvrait la porte et que le froid de février s’engouffrait dans le petit café, le jeune homme lui répondit enfin.
– Mon frère ne s’est pas suicidé. Sa voix était claire, posée, son ton autoritaire.
Quelque chose dans la voix du jeune homme l’empêcha de franchir le pas de la porte. Elle lui glaça le sang.
– Mon frère ne s’est pas suicidé, répéta-t-il pour la troisième fois. J’ai bien compris que j’ai rien à attendre de vous. Comment on dit dans les films ? Affaire classée, c’est ça ? Enfin c’est peut-être un truc américain, le «votre honneur» du langage flic. Ne vous inquiétez pas Monsieur Garnier, j’ai compris.

Ne pouvant admettre son suicide et afin retrouver un certain équilibre, il se donne quinze jours pour fouiller dans la vie de son frère et par incidence dans celle de sa famille.
Car après tout connait-il réellement son frère ?? Stanislas et sa petite amie vont aller de surprise en surprise .

Un roman qui ne ménage pas le lecteur ! Vous allez découvrir de vieux secrets, fouiner dans les non-dits, crever des abcès contagieux et être totalement perdu dans les divers pronostiques vous pourriez faire.

Une grande partie du livre est un huis clos ! Le terrain de jeu étant cette fameuse maison qui représente le faste, la sécurité et la bourgeoisie. Il manquait juste Miss Marple au détour du couloir ! Mais on retrouve son incarnation par l’intermédiaire de Julie (la petite amie de Stanislas), son esprit de déduction et d’observation est étonnant ! On compare ce roman à une sorte de Cluedo, il est vrai que l’on retrouve cette ambiance de petit salon, la corde et Miss violet avec son verre de vin !

Si l’on prend un peu de recul par rapport à l’intrigue, l’auteur nous parle aussi de sentiment, de la difficulté de survivre au deuil, aux conséquences des secrets. D’avoir l’impression que nous connaissons notre famille, puisque nous l’avons toujours connu, alors que sans démarche de parler et de s’intéresser à l’autre alors vous ne connaissez que l’image que vous vous en faites.

Un petit bouquin (heu c’est ironique :468 pages) qui vous surprendra surement, amusera assurément ! Que je vous conseille forcément

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : the-love-book,
En négatif : ..

Mon score:4-5-bis

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

 

 

Quatrième de couverture:
 

Le 25 décembre au matin, Stanislas Pyhré découvre son frère pendu dans le hall de la demeure familiale. Mais Erik s’est-il vraiment suicidé ? Stanislas est prêt à tout pour démontrer le contraire, quitte à fouiller les secrets de cette grande famille lyonnaise. Parents, oncle et tante, cousins, personne n’est à l’abri de ses soupçons. Le jeune homme va faire vaciller l’empire des Pyhré pour que la vérité éclate enfin.

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