Le garçon – Marcus Malte

Ma « touche » perso:

Le garçon de Marcus Malte est un roman qui me laisse un peu perplexe. Il est pour moi un joyau non façonné. Si vous regardez une pierre précieuse non taillée, vous vous dites que cela peut être une splendeur, mais, en l’état, elle ne vous inspire  qu’espoir.

Le garçon n’a pas de nom, pas d’histoire, pas de famille ! On le voit grandir, découvrir le monde, découvrir l’humanité et la guerre. L’amour, le sexe et la peine. Il ne prononce pas un mot. Les autres parlent pour lui.

Et le garçon écoute. Si le sens de ces paroles lui demeure souvent inaccessible, leur sobre mélodie en revanche lui va droit au coeur. Elle le pénètre, elle le charge, elle le nourrit, et son coeur devient si plein et si gros que le garçon est souvent contraint d’élargir sa poitrine d’une vaste inspiration. Est-ce seulement le flux sonore qui lui cause cet effet ? Le rythme ? Les vibrations ? Il a déjà connu semblable sensation quand au crépuscule parfois il surprenait sa mère dans ses conversations solitaires. Il la connaîtra à nouveau plus tard à la faveur d’une mélodie particulière issue du pavillon d’un hautbois. Mais quoi ? Qu’est-ce exactement ? On l’ignore. Et de grâce faîtes que le mystère perdure. L’indéchiffrable et l’indicible. Que nul ne sache jamais d’où provient l’émotion qui nous étreint devant la beauté d’un chant, d’un récit, d’un vers.

Le garçon est donc cette pierre à mes yeux. Il a beaucoup de potentiel, beaucoup d’éléments plaisants, mais il me manque quelque chose. L’émotion ! Je n’ai ressenti aucune émotion pour ce gamin ..Pourquoi ?? Surement parce que l’auteur a choisi de voir cette histoire d’un oeil extérieur. Une tierce personne nous raconte l’histoire !

Donc, pour être sincère, il me manque la psychologie du garçon. Il est muet, sauvage, mais il n’en reste pas moins humain avec ses désirs, ses voeux, ses envies et ce qu’il ne souhaite pas. Or, il ne choisit rien, ne décide rien. On lui impose tout ! Il ne vit sa vie que sur la fin.

De plus, le personnage de Emma ne m’a pas plu du tout. J’ai eu le sentiment qu’elle se servait de ce gamin. Pour ses désirs de femme, pour se sentir moins seule. Et par moment j’ai senti qu’elle le trouvait stupide malgré tout . Un personnage qui m’a été antipathique alors que je reste persuadé que ce n’est pas le souhait de l’auteur.

Je dois bien vous avouer que les parties qui m’ont le plus amusé sont les chapitres énumérant des faits historiques. Une liste mais très instructive !

Une écriture qui digresse beaucoup, peut-être un peu trop ! Un chapitre de 6 pages que de noms. Chaque période vous embarque sur un thème bien particulier ! De l’érotisme à roman de guerre ! Il y a de l’originalité certes on ne peut lui enlever cela.

Mais ce roman n’est indiscutablement pas pour moi.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : EmotionsFairystelphiqueMes belles lectures
En négatif : Suis-je un ovni ??

Mon score:

 

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

 

Quatrième de couverture:

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin, d’instinct.

Alors commence l’épreuve du monde : la rencontre avec les hommes – les habitants d’un hameau perdu, Brabek, l’ogre des Carpates, lutteur de foire philosophe, Emma, mélomane et si vive, à la fois soeur, amante et mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’abominable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.

Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience, émaillé d’expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses, et ponctué comme par interférences des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est l’immense roman de la condition humaine.

//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});

Publicités

4 comments

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s