Vagabond – Franck Bouysse

sans-titre

Je retrouve la plume d’un de mes auteurs préférés avec encore une fois un grand plaisir. Vagabond est un roman court, un partage de cœur et d’âme offert par l’auteur.

Ce roman c’est l’errance d’un homme qui ne vit qu’à travers sa musique. Sous un air de blues, il respire. Alors qu’il étouffe, survit lorsque sa guitare est dans son étui. Ce vagabond est seul, pris en étau entre deux femmes ou plutôt ses fantômes.

Franck Bouysse arrive encore une fois à toucher au plus profond de notre être. Prenez une phrase au hasard et vous vous apercevrez qu’elle a une dimension qui lui est propre. Une leçon de vie, une bienveillance, un œil qui s’ouvre un peu plus !

Les cris muets de son enfance à lui, qui l’avaient amené à fuir bien des fois, parce que la fuite est la seule chose qui reste aux hommes civilisés.

Ou encore celle-ci :

Il se demande si c’était ça, la vie, être en quête de souffrances au travers des autres, pour souffrir moins soi-même, ce qui produit des nœuds dans la corde qu’est l’existence.

Les descriptions m’ont emmené dans tous les lieux parcourus par notre vagabond. Je pense même avoir ressenti les effluves de l’alcool et la brûlure au bout des doigts laissés par les cordes de la guitare. J’ai entendu les conversations entre les notes de musique et aimé être dans les volutes de fumée.

Un roman étonnant, car l’auteur m’a dupé. Je prévoyais une autre fin, même deux, mais absolument pas celle du livre. Ce roman est également sombre et poétique. Un style que l’auteur manie avec talent. Peut-être a t’il un gène Baudelairien !

Je ne peux finir cet article sans un petit air de musique 😉

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : PyrouetteLes livres d’Elie
En négatif :

Mon score:

  • Originalité4-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

L’homme est traqué.
L’homme joue du blues chaque soir dans un obscur bar de la rue des Martyrs à Limoges.
Lorsqu’il dérive vers son hôtel, au milieu de la nuit, il lui arrive de dialoguer avec des clochards et autres esprits égarés.
Il lui arrive de s’effondrer sur les pavés des ruelles antiques et de s’endormir, ivre ou épuisé.
Il lui arrive aussi de ne jouer sur scène que pour une femme qu’il semble être le seul à voir.
Mais l’homme est traqué
Pas par un tueur. Ni par un flic. Quelque chose comme des ombres.

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17 comments

    1. Bien sûr que je t’aime encore car sinon Yvan par exemple ne m’aimerai plus du tout non plus …J’aime la poésie dans l’écriture de Franck Bouysse. Il a des auteurs qui me transportent et d’autres pas du tout donc oui je t’aime toujours et peut être même plus avec nos différences 😉

      J'aime

    1. il m’a eu à la lecture de Grossir le ciel et je m’y suis encore plus attachée avec Plateau …Je suis une fidèle parmi les fidèles avec Vagabond …Je lui ai déjà dit de vive voix mais je l’aime autant que j’aime Robert Goolrick…Je les compare car pour moi ils ont la même magie 🙂

      Aimé par 1 personne

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