Tête à tête avec Laurent Loison

Un petit tête à tête avec un auteur cela vous dit ??? Aujourd’hui Laurent Loison se joint à moi sur le blog pour se présenter, vous parler de lui, de son roman Charade et, vite fait, de son futur bébé ! Merci Laurent, je suis ravie de te retrouver ici.

Quel lecteur « jeunesse » étiez-vous ?

Compulsif ! Comme je ne suis plus le perdreau de l’année hein, il n’y avait pas d’Internet, mon temps de loisirs se partageait entre le sport et la lecture. L’école ne me passionnait guère.

Je me suis donc plongé dans les formidables séries des Bibliothèques Vertes. Michel, Langelot, Le Clan des sept, L’étalon noir. Et beaucoup de bandes dessinées…

Pouvez-vous nous parler du livre qui vous a le plus marqué ?

Oui, il y en a deux. Les Misérables. Oui, ça fait un bail qu’il est sorti. Ceci dit, tous les sentiments sans exception y sont décrits. Toute la beauté et la lâcheté humaine également. Alors, comment ne pas vivre l’aventure de Valjean ?

les-miserables-801774Tant qu’il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d’une fatalité humaine la destinée qui est divine; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans de certaines régions, l’asphyxie sociale sera possible ; en d’autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. Hauteville-House, 1er janvier 1862. Victor Hugo

Et puis plus récent, mais tout aussi puissant pour d’autres raisons, le summum du thriller avec IT du King. Le concept est tellement génial que je lui en veux ! Il est impossible de faire mieux. Selon moi, bien sûr.

stephen-king-caÇa peut prendre la forme d’un loup-garou, d’une momie, de sangsues meurtrières. Ou devenir un clown maléfique muni de crocs et de griffes. Ça puise dans les peurs de l’enfance pour attirer et dévorer ses victimes. Et tous les vingt-sept ans, il revient à Derby, petite ville du Maine. Un groupe de six garçons et une fille, le « Club des Ratés », y fera face une première fois. Puis une seconde, alors que les membres du groupe auront basculé depuis longtemps dans l’âge adulte. Ça est le chef-d’oeuvre de Stephen King, grand maître du fantastique contemporain. Un roman qu’on ne lâche plus, une fois commencé, tant l’immersion est profonde. Une intrigue complexe qui ne connaît aucun temps mort, une plongée dans le monde de l’enfance, ses douleurs et surtout ses peurs, une tension permanente. Tout y est précis, enchanteur, effrayant, magnifié par la plume du maître. Ça déménage, c’est le moins qu’on puisse dire

Comment en êtes-vous arrivé à l’écriture ?

J’ai l’habitude de répondre à cette question par une expression : par effraction. C’est tout à fait en adéquation avec mon univers d’écriture, mais c’est comme cela que je le vois. Je me suis jeté sur mon ordinateur à un moment de ma vie où j’étais en transition. Et puis j’ai découvert que j’aimais ça. Alors j’ai continué et j’espère bien poursuivre. Mais pour ça, je vais avoir besoin de votre soutien à tous !

Dans quelles conditions écrivez-vous ?

Du calme, des conditions de calme. C’est suffisamment le tumulte dans ma tête pour ne pas que ce soit le cas à l’extérieur. Lol. J’aime écrire dans mon bureau. Avec un casque sur les oreilles et une ambiance musicale. Par exemple, Charade a grandi avec l’Agnus Dei de Samuel Barber.

Le roman Charade a eu un franc succès auprès de la blogosphère. Racontez-nous un peu son histoire, comment est-il né ?

J’étais à Phoenix, Arizona pour y voir mes filles qui y habitent. Le décalage horaire de 9 heures est assez brutal. Pendant qu’elles dormaient, mon esprit est parti en vadrouille et Charade est né. Comme une évidence. Ensuite, j’ai bien entendu peaufiné les différentes énigmes qui y sont plantées. La conception et la maturation m’ont pris presque un an. En revanche, l’écriture elle-même un peu plus de trois mois. Mais à temps plein.

Certaines scènes de crime sont d’un machiavélisme recherché, comment de tels actes prennent vie ?

Mon dieu, quelle question. J’ai bien peur de vous décevoir parce que je ne sais pas. Je me suis attardé à chercher ce qui serait le plus horrible. Je crois que le message est passé.

Quel est le rôle d’un auteur pour vous ?

Permettre à ses lecteurs de s’évader. De s’approprier des personnages, de vivre des émotions. Je me rends bien compte de la banalité de mes propos, mais ils n’en sont pas moins vrais. Tous vos formidables retours m’ont transcendés, m’aident à poursuivre car il n’est vraiment pas évident d’écrire tout en ayant une activité professionnelle très chronophage.

Je vous offre la possibilité de rencontrer l’auteur (encore vivant ou non) de votre choix, lequel choisissez-vous?

1fb87d9df9_50142363_eratosthene-500Eratosthène. Pourquoi ? Ce n’est pas un auteur mais la personne avec laquelle j’aimerais discuter. Figurez-vous que 500 ans avant JC, il a réussi à calculer la circonférence de la terre. Il nous faudra plus de mille ans de plus à accepter qu’elle soit ronde. Sans les théorèmes, sans les mathématiques modernes et sans moyen d’observation. Alors oui, j’aimerais connaitre son cheminement intellectuel pour avoir réussi une telle prouesse.

Si vous pouviez ôter un défaut à l’humanité.

Celle-là, elle est simple. La bêtise, pour rester poli. Elle peut mener à tant d’atrocités.

Quel personnage de fiction aimeriez-vous être ?

Florent Bargamont. Lol !

Les super héros sont toujours seuls et pour cette raison, je les écarte. Même Bond malgré ses multiples conquêtes est seul. Idem pour les personnages de bandes dessinées. Une vie sans un amour est une vie de perdue. Florent lui, l’a trouvé. Alors ce n’est peut-être pas si mal….

La musique ou chanson qui vous donne des frissons?

La bohème. Celle d’Aznavour et celle de Puccini. Oui je sais, elles n’ont rien à voir. Mais celle du grand Charles, je l’ai chantée à mes filles toute leur enfance. Quand je les vois, elles ne manquent jamais de me la demander. Celle de Giacomo m’a permis d’ouvrir la porte de l’opéra et son monde incroyable d’émotions.

Avez-vous un projet en cours que vous aimeriez partager avec nous ?

Oui, je peux vous parler de Cyanure qui sort en Septembre 2017. Un thriller très différent de Charade. Où la violence n’était pas nécessaire. Mais où la fin en surprendra plus d’un. Ça, je vous le garantis. Bon, Cyanure est déjà écrit, mais dis-moi Stef, tu es au courant d’un autre projet, non ? Ah oui, chut, c’est confidentiel 😉 (Chut !!!! J’ai promis, jurée, crachée et signée de ne pas en parler 😉 )

Un grand merci pour vos réponses, je vous laisse le mot de la fin.

Il n’y a du courage à juger que si l’on exécute en tant que bourreau la sentence.

 

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