Je te vois – Clare Mackintosh

Encore un bon policier anglais  ! Le deuxième roman de Clare Mackintosh est à vous rendre parano !

Zoe Walker découvre par hasard sa photo dans une petite annonce de rencontre dans un journal londonien. Intriguée, elle cherche à comprendre la présence de cette photo. Elle recherche les anciens numéros de ce journal lorsqu’elle tombe sur la photo d’une jeune femme retrouvée morte.

L’espace d’un instant, je me dis que doit avoir la vue fatiguée : je cligne fort des paupières sans que cela change quoi que ce soit.
Je suis si absorbée par ce que j’ai sous les yeux que je ne remarque pas que le train redémarre. Il repart brusquement et, projetée de côté, je tends la main par réflexe, touchant la cuisse de mon voisin.
– Excusez-moi !
– Ce n’est rien, pas de souci.
Il m’adresse un sourire et je me force à lui rendre, même si mon cœur bat la chamade et que je ne peux pas détacher les yeux de l’annonce. Elle comporte les mêmes mises en garde à propos des tarifs d’appel que les autres encarts publicitaires et, en haut, se détache un numéro en 0809 et une adresse Internet : http://www.trouvel-amesoeur.com. Mais c’est la photo qui m’interpelle. Cadrée tout près d’un visage féminin, elle permet pourtant de voir distinctement des cheveux blonds et de deviner un haut noir à bretelles. Plus âgée que les autres femmes qui étalent leurs charmes sur la page, il est difficile de lui donner un âge précis tant la photo est médiocre.
Mais il se trouve que je connais son âge. Je sais qu’elle a quarante ans.
Parce que c’est une photo de moi.

J’avais beaucoup aimé le premier roman de l’auteur, avec celui-ci j’ai eu un peu plus de mal à rentrer dedans. Alors est-ce dû au livre qui a eu un peu de mal à se mettre en place ou moi qui ne lui accordais pas assez d’attention, je ne saurai vraiment le dire. En tout cas, à un moment il y a eu un déclic et je me suis prise au jeu. Au jeu de quoi ?? de savoir qui est le grand méchant et bien entendu j’ai perdu 😉

Ce livre est un peu flippant tout de même, car je fais partie de ces femmes qui ont un quotidien bien défini avec mes horaires de train et mon parcours pour me rendre sur mon lieu de travail. Ce livre me laisse entendre que je suis une victime potentielle, de quoi devenir parano et m’interroger sur tous les hommes que je croise. Car dans ce roman, les victimes sont des usagères des transports, sans distinctions d’âge, de physique, de classe sociale.

Néanmoins, d’un point de vue « criminel », c’est une idée de génie. Et si simple que toi lectrice (ou lecteur, mais du coup tu ne seras pas une victime potentielle, la lecture sera surement légèrement différente ) va te positionner en future victime de ce roman.

L’enquêtrice de cette affaire traine un passé encombrant et transgresse toutes les règles. Par moment, j’ai trouvé certaines réactions un peu incompréhensibles que ce soit du côté de la victime ou du flic. Il y a quelques longueurs à mon gout, mais il faut remplir 445 pages. Ceci étant l’histoire reste étonnante et la fin est excellente! Donc si vous avez un peu de temps, lisez ce roman qui rentre dans la vague des romans policiers anglais dernière génération.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : livresaddictblog , thebookcarnival

En négatif  ou plus mitigé : ilestbiencelivresanshistoire

Mon score:

  • Originalité 3-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Le jour où Zoe Walker découvre son portrait dans les petites annonces d’un journal londonien, elle décide de mener sa propre enquête. L’image floue n’est accompagnée d’aucune explication, juste d’une adresse Internet et d’un numéro de téléphone. Pour les proches de Zoe, c’est la photo d’une femme qui lui ressemble vaguement, rien de plus. Mais le lendemain et le surlendemain, d’autres visages féminins figurent dans l’encart publicitaire. S’agit-il d’une erreur ? D’une coïncidence ? Ou quelqu’un surveille-t-il leurs moindres faits et gestes ?
Te laisser partir, son premier roman, publié chez Marabout en février 2016, s’est classé parmi les meilleures ventes du Sunday Times et a été traduit en trente langues.

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