Sylvain Forge répond à vos questions

Il y a quelques jours, j’avais ouvert ce blog afin que vous déposiez vos questions à l’auteur Sylvain Forge. Auteur du roman Tension extrême qui vient de recevoir le prix du quai des Orfèvres 2018. Je remercie tous les participants et l’auteur pour cette interview riche, diversifiée et dynamique.

Céline V. : Quel est le livre qui t’as marqué et pourquoi ?

Impossible de ne citer qu’un seul livre, mais le dernier qui m’a vraiment scotché est une étude scientifique consacrée à un parasite microscopique, capable néanmoins d’influencer le comportement humain en se nichant dans le cerveau d’un individu. C’est un article du Monde – lu il y a quelques mois – qui m’a donné envie de me procurer l’ouvrage. Du coup, j’ai trouvé l’idée de mon prochain polar !

Samantha : Bonjour Sylvain, je ne vous ai jamais lu, par quel roman me conseilleriez-vous de commencer ?

Commencer par une valeur sûre, le prix du Quai des Orfèvres 2018 avec « Tension extrême » (Fayard). Si l’histoire vous plaît, vous pourrez lire aussi « La Trace du silure » et « Un parfum de soufre », avec le personnage d’Isabelle Mayet à chaque fois.

Sylvie G.: Quel est votre auteur préféré ? Et y a-t-il un livre que vous auriez voulu écrire tellement vous l’avez aimé ?

« Une vie française » (Éditions de l’Olivier) de Jean-Paul Dubois est le livre que je cite souvent, un chef-d’œuvre de drôlerie et d’émotion, loin des codes du polar. Sinon, « Chacal » de Frédéric Forsyth est vraiment un bouquin que j’aurais (aussi) aimé écrire.

Christelle Sapin : Quel effet ça fait d’avoir le Prix du quai des Orfèvres ?

C’est une grande joie et sans doute une reconnaissance de mon travail, après de nombreux livres édités chez un petit éditeur, avec assez peu de diffusion et donc, mécaniquement, peu de publicité.

Je garde la tête sur les épaules, car je n’oublie pas que de nombreux lauréats du prix ont totalement disparu du circuit littéraire par la suite.

N’est ce pas frustrant de se voir remettre le prix ailleurs qu’ au célèbre 36?

Pas pour moi, car je n’avais jamais mis les pieds dans cet endroit. Et puis, le nouveau 36, high-tech et ultra sécurisé, correspondait tellement mieux à « Tension extrême ». J’ai aussi la chance d’être le 1er lauréat de l’ère du « Bastion ». Un moment historique, d’une certaine façon.

Aurais-tu publié quand même Tension extrême sans le Prix du quai des Orfèvres?

Oui, tout a fait aux Editions du Toucan, je suppose.

Était ce ta première candidature?

C’était mon 3e essai. La persévérance est une qualité indispensable, INDISPENSABLE, pour être auteur.
Rencontres tu beaucoup de professionnels avant l’écriture car tes écrits semblent très précis?

Quelques-uns, je suis abonné également à plusieurs revues, je lis la presse et les dépêches. J’observe aussi les gens, en général. Il faut être curieux dans ce métier.

As tu des difficultés pour trouver des noms à tes personnages?

Je ne les trouve pas toujours spontanément. Parfois je vais sur des sites qui recensent les patronymes les plus répandus, par région.

Échanges-tu sur ton livre en cours d’écriture ou préfères-tu rester dans ton coin?

Je ne parle pas beaucoup des livres en cours d’écriture, surtout pour ménager le plaisir de mes lecteurs et aussi, un peu, pour ne pas me faire voler mes idées 😉

Aimes tu les salons du livre?

Oui, mais ma vie familiale et professionnelle ne me permet pas d’y aller aussi souvent que j’aimerais. Je sélectionne 5 ou 6 salons par an, guère plus. J’ai la chance de ne pas dépendre financièrement de la vente de mes livres, donc je ne suis pas contraint d’être tous les week-ends en salon, au risque de lasser et de devenir un « rond de serviette », l’auteur qu’on voit partout et tout le temps, chaque année.

Quel est ton auteur français préféré?

Serge Brussolo.

Olivier : Aimeriez-vous avoir une adaptation ciné ou télévisuelle ? Dans ce cas quel roman voyez-vous adapté ?

Le « vallon des Parques » ferait un super film… Un thriller qui se déroule à Vichy durant l’Occupation.

Lucie F.: Avez-vous une idée de votre futur roman ? Pensez-vous partir sur un projet diffèrent en style, bd … ?

Mon prochain polar devrait s’inscrire à la suite de « Sous la Ville » (éditions du Toucan) ; l’histoire sera plutôt originale, terrifiante même, car là encore très inspirée d’une réalité absolument angoissante.

Stef : Pourquoi avoir choisi le sujet de la cybercriminalité pour votre dernier roman ? A-t-il fallu beaucoup de recherche ?

J’exerce un métier dans la cuber-sécurité ; je pense que c’est un problème central dans notre société. La résolution du numérique (avec les robots, les objets connectés et les Intelligence Artificielles) va bouleverser notre vie. Ma fille aînée, qui a 10 ans, vivra entourée de machines quand elle aura mon âge, ce sera un monde très différent du nôtre.

En petits curieux que nous sommes, dites-nous : comment construisez-vous vos romans ?

  • Prise de notes dans un cahier.
  • Créations de fiches dans un classeur
  • Mapping sur de grandes feuilles
  • Écriture proprement dite sur ordinateur.

Merci encore !

C’est moi qui vous remercie. Bon moment de suspense à tous !

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