Retour à Whitechapel – Michel Moatti

Encore un bouquin sur Jack L’Éventreur me direz-vous ! Oui c’est vrai, mais il est abordé avec beaucoup d’originalité que du coup vous aurez l’impression de redécouvrir cette affaire policière ! Alors je continue ?

L’histoire se passe à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale. (Ah là vous êtes étonné ! Je vous avais prévenue 😉 ) Amelia Pritlowe est une infirmière qui vient de perdre son père. Elle découvre, par l’intermédiaire d’une lettre posthume, qu’elle est la fille de Mary Jane Kelly, la dernière victime de Jack L’Éventreur. Obnubilée par ça, elle va rejoindre une société de riperristes afin de mener sa propre enquête plus de 40 ans plus tard.

Monstre… Pourriture. J’irai gratter au fond de ta tombe avec mes ongles… Je vais te trouver, où que tu sois sous la terre… Je vais te trouver et te brûler les yeux. Je vais casser ce qui reste de tes os… Je descendrai dans ta fosse avec un maillet de bois et je frapperai jusqu’à faire éclater ton crâne…

J’en ai lu plusieurs des romans qui traitent du sujet de Jack L’Éventreur, certains me sont restés en mémoire d’autres sont juste passé entre mes mains. Je pense que celui-ci va rester un petit moment avec moi, car sa particularité est de toucher à deux époques.

Londres sous les bombes ! Même si ce n’est pas la partie la plus importante du roman, elle n’en reste pas moins une trame bien présente. La construction de ce livre est un journal de bord. Amelia Pritlowe tient ce carnet afin de noter toutes ses découvertes, ses impressions et également son quotidien. Et son quotidien reste les bombardements et les victimes à l’hôpital.

Londres fin XIXes siècles ! C’est une totale immersion dans ce Londres sombre, sale, pauvre. On sent un vrai désir d’être au plus près de la réalité.  Tout est particulièrement bien détaillé. Je suis d’ailleurs bluffé par le souci du détail. Il y a un vrai travail de recherche derrière ses lignes.

Une lecture qui s’apprivoise, car le départ n’est pas simple. Entre les sauts d’époques, les tergiversations de notre héroïne qui commence son enquête par la dernière victime et non la première (mais cela reste cohérent puisque c’est sa mère, nous l’aurions tous fait ! ) et l’écriture minutieuse de l’auteur. Il faut donner du temps pour que les choses se mettent en place. Une fois que tout est posé, ce livre c’est un grand moment de bonheur.

L’auteur a l’audace de traiter un énorme fait divers tout en apportant son imaginaire. Et il le fait avec intelligence. Donc, non ce n’est pas un énième livre sur Jack L’Éventreur. Et si vous aimez cette époque, ce livre est fait (enfin écrit) pour vous !

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : la bibliotheque d’aelinelles lectures de nina blog

En négatif ou plus mitigé : page cinquante troisthe et livres

Mon score:

  • Originalité4-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Le 24 septembre 1941, pendant le Blitz qui écrase Londres sous des tonnes de bombes, Amelia Pritlowe, infirmière du London Hospital, apprend la mort de son père. Celui-ci lui a laissé une lettre posthume lui révélant que sa mère n’est pas morte d’une maladie pulmonaire, comme l’histoire familiale le prétend ; Mary Jane Kelly a été la dernière victime de Jack
L’Éventreur. Amelia Pritlowe avait 2 ans.
À compter de ce jour, Mrs Pritlowe va se lancer dans une traque méticuleuse et acharnée, poussée par le besoin vital de découvrir la véritable identité de Jack L’Éventreur. Grâce aux archives d’une pittoresque société savante de riperristes , en confrontant témoins et survivants, elle va reconstruire dans ses carnets les dernières semaines de sa mère et la sanglante carrière de l’Éventreur.
En décryptant des documents d’époque, Michel Moatti recompose l’atmosphère nocturne et angoissante de l’East End du XIXe siècle. En redonnant vie aux victimes, en recomposant leurs personnalités sociales et affectives, il propose une solution à l’énigme posée en 1888 : qui était Jack the Ripper ?

 

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