Bakhita – Véronique Olmi

Bakhita ou le destin d’une petite fille qui vivra l’enfer sur terre jusqu’à l’appel de Dieu. Véronique Olmi signe un livre poignant, parfois à la limite du supportable.

Ce livre vous raconte l’histoire d’une petite fille kidnappée par des vendeurs d’esclaves. Loin de tout, de sa famille, de son village, elle marche. Elle marche pendant des jours et des semaines. Elle côtoie la folie des hommes, leurs sauvageries. Commence pour elle une vie de souffrance. Pourtant, à la fin de cette vie, elle sera religieuse en Italie. Comment passe t’on d’une existence d’esclave à Sainte ?

Elle se tait et elle sourit. Elle attend. Elle sait très bien attendre. Elle a eu tant de maîtres, elle a reçu tant d’ordres fous, elle sait que se taire est souvent la plus prudente des attitudes.

Nous aussi nous attendons, à bout de souffle, que la vie offre une lumière à Bakhita. Cette lecture est éprouvante. D’ailleurs, la plume de Véronique Olmi est dense, précise, viscérale. Elle vous tord les tripes et le cœur. Il y a une scène en particulier qui m’a choqué, j’ai dû fermer le livre. Digérer ce passage, afin de reprendre ma lecture.

Ce livre est l’histoire d’un destin, mais qui passe par le sang, les pleurs  et les cicatrices. Vous, lecteur, vous aurez aussi les pleurs et les cicatrices. Car on ne ressort pas indemne d’une telle lecture.

Il faut tout de même rappeler que l’esclavage  est interdit depuis un traité international de 1856. Bakhita fut enlevée en 1874, elle n’avait pas 7 ans !

BAKHITA

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif :  june and cie – Uranie

En négatif ou plus mitigé : l’art et l’être

Mon score:

  • Originalité 4-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

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