Dans le Jardin de l’Ogre – Leïla Slimani

Voilà un roman qui m’a étonné ! Je ne m’attendais pas à ce que je le dévore vu le sujet. La plume de l’auteur m’a complètement transporté dans son histoire. Bluffant !

Adèle est une femme mariée et mère d’un petit garçon. C’est également une femme qui un lourd secret. Une femme qui a un démon en elle qui l’a pousse, qui la « pulsionne », qui lui étreint le cœur.

Dans son amnésie flotte la rassurante sensation d’avoir existé mille fois à travers le désir des autres.

C’est un roman qui m’a été offert et je dois vous avouer que je ne suis pas certaine que je l’aurai acheté. Le sujet est assez difficile a traiter et pourtant fait avec beaucoup d’intelligence. Leïla Slimani a l’art et la manière de vous parler de pulsion, d’addiction, de sujet qui serait limite tabou surtout pour une femme. Les pulsions sexuelles, l’infidélité et le mensonge. Tant de chose que l’on ne doit pas attribuer à une femme ! Et pourtant ..

Attention, ce livre n’est pas un livre de cul ! Il n’est pas classé X même s’il est vrai que je le déconseille à un jeune public. (Enfin les nouvelles générations ont un esprit beaucoup plus libre que le mien, qui pourtant n’est pas étriqué ).

L’auteure réussit donc le tour de magie de me faire aimer ce roman qui pourtant a un sujet qui ne m’aurait pas inspiré. Il n’y a pas d’empathie ni même d’antipathie pour ce personnage d’Adèle ou son mari. Juste une spectatrice, que je suis, dans cette tourmente à se demander comment tout cela peut bien se terminer. Chaque mot à sa place et un sens. Chaque sentiment est voulu. Leïla Slimani vous bouleverse, vous sort de votre zone de confort.

Un roman court et étonnant écrit avec force et beaucoup d’amour et de respect pour son personnage.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif :  c’est arrive pres de chez moi – un courant d’air litteraire

En négatif ou plus mitigé : sans histoire– a propos de livres

 

Mon score:

  • Originalité 3-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

«Une semaine qu’elle tient. Une semaine qu’elle n’a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d’Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n’a pas bu d’alcool et elle s’est couchée tôt. Mais cette nuit, elle en a rêvé et n’a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s’est introduit en elle comme un souffle d’air chaud. Adèle ne peut plus penser qu’à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d’un pied sur l’autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu’on la saisisse, qu’on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu’elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n’être qu’un objet au milieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l’ogre.»

 

5 commentaires

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