Oxymort – Franck Bouysse

Oxymort vient de paraitre chez Moissons noires mais ce roman est une réédition du roman sous le même titre parut en 2014 chez Geste. Un roman noir, oppressant .

Oxymore :
Figure de style qui consiste à allier deux mots de sens contradictoires.

Occire [OXY] ..mort : Tuer ..mort

Déjà rien que le titre pourrait nous faire une chronique ! Car ce roman est en effet un joli oxymore entre les phases sombres et lumineuses. Entre le cloisonnement tenu par l’amour et l’amour qui pousse au pire.

Mais commençons par le début, car je vais vous perdre !

Un homme se réveille enchaîné et enfermé dans une cave. Il est dans le noir le plus complet, aucune fenêtre, aucun son. De quoi devenir fou. Pourquoi est-il là ? Qu’a t’il fait pour mériter un sort pareil ?

Je prends lentement conscience de ma condamnation , seconde après seconde . Je suis incapable de me projeter au-delà de ce temps primordial, scandé par les battements de mon coeur, comme des mains frappant la peau tendue d’un tambour. Rythmant ma progression, immobile en pleine Mer Noire. Moi, ce galérien serti dans une coque de noix, qui n’a aucune idée du mouvement qu’il imprime. Le pourquoi de cet effort surhumain. Ce qu’il signifie de l’autre côté de la porte. A qui cela fait – il sens ?

L’auteur nous fait remonter le temps. Progressivement, nous faisons la connaissance de la victime, de son entourage, de sa vie, sa profession. Progressivement, nous sortons de cet endroit restreint, nous sortons à la lumière. Pour revenir brutalement enfermé.

L’auteur aurait pu nous proposer que cette histoire entre la victime et son bourreau, mais il a choisi de nous parler également d’une collègue de notre victime et du policier qui mène cette enquête. De façon succincte, ils se retrouvent dans l’histoire sans pourtant pouvoir y avoir une place importante. La dualité victime/bourreau prend trop de place, la seule à émerger est la petite amie de la victime. Source de lumière dans cet obscur événement.

Je ne vous parlerai pas de la plume de Franck Bouysse, normalement vous connaissez mon affection pour cet auteur. Ce roman, c’est 288 pages qui défilent à une vitesse folle !

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif : L’atelier de litote

En négatif ou plus mitigé : The big blowdown

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Un homme s’éveille, enchaîné sur la terre battue d’une cave. Engourdissement, incompréhension. Qui ? Pourquoi ? La seule façon de repousser son désespoir, de lutter : Remonter le temps, errer dans les corridors de sa mémoire et chercher à comprendre pour tenir en laisse la folie. Guetter l’apparition d’une femme, au moment où les ombres s’étirent dans le crépuscule. Jouer la musique de sa survie.

2 commentaires

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