Je maudis le jour – Anna- véronique El Baze

Je maudis le jour est un roman qui se dévore, mais attention je vous mets en garde, il faut lire le premier livre avant !

Bien évidemment, si je vous dis cela c’est que je ne savais pas que c’était une suite lorsque j’ai commencé ma lecture. Autant parfois, cela n’est pas trop gênant, autant ici, on rate une grosse partie de la psychologie du personnage principal. L’antériorité de cette histoire est un point primordial pour comprendre pourquoi cette femme agit de cette façon et sa relation ambiguë avec le policier.

Léa est une libraire de 39 ans, divorcée et mère d’une jeune fille qui est dans le coma. Elle a tout d’une femme insipide aux yeux du monde sauf dans ceux de Nicolaï Stefanovic. Ex-légionnaire, aujourd’hui SDF à Paris, il voit Léa comme une femme perdue qu’il faut sauver.

En même temps, un tueur fou dézingue tout ce qui bouge. L’inspecteur Revel est persuadé que ce meurtrier n’est autre que notre gentille libraire.

J’éradique les types qui brisent les femmes à force de les abreuver de mots, de fausses promesses, par indifférence, par négligence ou par perversion.

Mon expérience de lecture est un peu faussée puisque comme je vous l’ai dit plus haut, il me manque une certaine dimension afin d’apprécier totalement la complexité de Léa. J’ai été, au début de ce roman, déstabilisé par son comportement. L’auteur met un peu de temps pour nous expliquer la situation, mais je rappelle que celle-ci est dans le premier roman.

J’ai aimé énormément la plume de l’auteur et l’idée de nous offrir une femme qui agit comme un homme psychopathe. Cette femme qui file entre les doigts du lecteur et des policiers. Cette femme qui est complexe, insaisissable, versatile. Qui a une dualité. Qui est écorchée.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif : Carnet plumeles petits livres de lizouzou

En négatif ou plus mitigé : Babélio

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Un polar sous tension, entre folie et désespoir.

Nicolaï Stefanovic a rendu les armes au Mali, la nuit du 16 mars 2013, dans une grotte de l’enfer rocheux de l’Idrar des Ifoghas. La vie du fier légionnaire avait basculé et la France l’avait décoré pour ça. Depuis, il erre, indifférent au monde. Il regarde sa vie lui échapper au rythme des voitures qui filent sur un quai de Seine. Depuis, c’est comme en prison, le froid, la faim et l’infini en plus. 

Léa, divorcée, 39 ans, est libraire ; elle a le profil d’une femme terne sur lequel on ne se retourne pas. Sa came c’est le roman noir, celui qui lui procure l’adrénaline. La vraie vie, elle ne sait pas ; les autres, elle les évite. L’émotion, elle la tient à distance. Elle est aussi invisible et détachée de la réalité des hommes que l’est ce vagabond. 

Ces deux êtres  » sortis du cadre  » se croisent. Ils se voient, se parlent, se bousculent. Chacun redonne un semblant de sens à l’existence de l’autre. 

Léa a pris les armes ; le légionnaire se donne une mission. La sauver de la folie. Mais Léa veut l’aimer, l’entraîner dans son monde, celui de l’autre Léa.

Ils ont en commun cette déchirure qui permet de commettre le pire au nom du meilleur.

La confrontation est au bout du chemin. Lequel des deux vaincra ?


5 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s