Rage -Christophe Desmurger

Rage de Christophe Desmurger, une remontée dans l’adolescence, ce moment où on en veut à la terre entière. Où une rage folle, non palpable est en nous. Incontrôlable. Où l’amitié grandit, s’étoffe ou se délie.

Raphael rencontre par hasard son ami d’enfance. Son meilleur ami, Serge. Une rencontre qui va chambouler la stabilité qu’il a enfin trouvée. Raphael ne peut s’empêcher de revivre son adolescence auprès de Serge. Jusqu’à la déchirure.

C’est très bon le désespoir. C’est âpre, ça fait mal à la gueule, ça couche par terre quand c’est trop fort. Mais, pour l’écriture, c’est idéal.

Ce roman se situe entre la première partie de Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck et Rural Noir de Benoît Minville. Deux références pour moi et pour bon nombre de lecteurs.

Christophe Desmurger a réussi à ma surprendre, car tout laissait présager que ce roman serait dense et très noir (par son titre et sa couverture) mais il n’en est rien. Oui c’est un roman noir, car l’adolescence est une période violente pour l’être humain. C’est une fracture avec l’enfance et bien souvent les cicatrices de l’adulte.

Bien que l’histoire se passe de nos jours, la plus grande partie du roman est l’adolescence de Raphael.

Raphael a un mal être dû à son âge. Mais, il a également l’ambition d’un père pour lui, une sœur brillante et voit sa mère totalement effacée. Trop d’éléments qui le fait se raccrocher à Serge, le Bad boys de cette petite ville de campagne. Jusqu’au jour où tout s’écroule.

Le Raphael adulte a un électrochoc en revoyant Serge. Lui qui a fui , se retrouve confronté à sa vie.

Un très bon roman que nous offre Christophe Desmurger. Ayez la curiosité d’aller jusqu’à lui !

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif : Livresdeblogue

En négatif ou plus mitigé :

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Ce que Raphaël admirait chez Serge, c’était sa rage. Une colère, une hargne qui donnait plus d’impact à chacun de ses gestes, de présence à son corps, de profondeur à son regard.
Par rapport à son ami, Raphaël se sentait trop doux. Guimauve.
Et son admiration se teintait d’envie.
Lorsqu’après vingt ans sans s’être vus Raphaël et Serge se retrouvent par hasard, tous les sentiments de l’enfance et de l’adolescence ressurgissent. La même fascination. Le même soupçon de jalousie contre laquelle l’amitié lutte en vain.
Mais n’est-on pas toujours le plus mauvais juge de soi-même ? Et si c’était justement à sa douceur que Raphaël devait le meilleur de son existence ?

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