Le tour du monde littéraire : Tonga

Et si on faisait un tour du Monde par l’intermédiaire de différents auteurs et de leurs livres ? Et si on dépassait les frontières sans passeport ? Si finalement on laissait faire leur imagination et leur mot pour nous faire voyager.

Aujourd’hui, on part aux iles Tonga !

On va déjà se situer sur une carte !

Un peu d’histoire !

L’Homme colonise les Tonga vers le XIIIe siècle av. J.-C.

Ces Polynésiens apportent avec eux chiens, porcs, poulets, poterie, agriculture (particulièrement la culture de racines) et, évidemment, des bateaux (pirogues à balancier). Ils se répandent rapidement dans l’ensemble des îles Tonga. Selon une croyance populaire, le royaume de Tonga serait, parmi les îles de la Polynésie, le premier groupe occupé par l’Homme à l’ère préhistorique.

Dans les temps modernes, mais avant l’arrivée des Occidentaux, les îles ont des densités de population de 60 à 75 personnes par kilomètre carré. Des siècles avant l’arrivée des Occidentaux, les Tongiens construisent de grandes maçonneries monumentales, dont les plus notables sont : Ha’amonga qui mesure cinq mètres de haut et est construit de trois pierres en calcaire pesant chacune plus de quarante tonnes et les langi qui sont des pyramides basses très plates à deux ou trois niveaux et qui marquent les tombes des anciens rois.

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Une royauté s’établit à Tongatapu au début du Xe siècle et la dynastie actuelle se réfère encore à l’empire Tuʻi Tonga. Au XIIIe siècle, le pouvoir royal s’étend même jusqu’à Hawaï. Au XVIIIe siècle, les Tonga unifient les chefferies et forgent un empire maritime qui inclut les régions conquises des Fidji. À cette époque, l’empire des Tonga a une population d’environ quarante mille personnes.

En 1616, certaines des îles de l’archipel des Tonga, dont Niue, sont aperçues par les navigateurs néerlandais Willem Schouten et Le Maire. Le 21 janvier 1643, Abel Tasman découvre Tongatapu et visite une partie des îles. Entre 1773 et 1777, James Cook prend contact avec les insulaires de Tongatapu. Il baptise l’archipel « îles des Amis ». En 1845, les îles sont unies en un royaume. Elles deviennent une monarchie constitutionnelle en 1875 et un protectorat britannique le 18 mai 1900.

L’archipel acquiert son indépendance le 4 juin 1970 et devient aussi un membre du Commonwealth. Les pouvoirs de la monarchie ont été grandement restreints, à sa propre initiative. Le roi Siaosi Tupou V a renoncé à tout pouvoir politique sur son royaume, et annoncé des élections parlementaires qui se sont tenues en 2010, instaurant un plus grand degré de démocratie. Le roi Siaosi Tupou V est décédé à Hong Kong le 18 mars 2012.

Auteurs

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William Mariner

William Mariner (1806-1853) est né en Angleterre. Âgé de 15 ans, il s’est embarqué comme membre de l’équipage d’un bâtiment qui commerce avec les Amériques à travers le Pacifique. Attaqués par les populations locales, la majeure partie des Britanniques y perd la vie. William Mariner est alors recueilli par le chef et futur roi du Tonga : Finau Ulukalala. Il vit quatre ans aux côtés de ce personnage hors normes et se passionne pour le mode de vie des habitants de ce coin de Polynésie. Ethnologue avant l’heure, il apprend leur langue et s’intéresse à leurs coutumes. Adopté par Finau en vue de remplacer son fils décédé, William Mariner prend le nom de Toki’Ukamea ainsi que plusieurs épouses qui lui donneront douze enfants. En 1809, après le décès de Finau, il retourne en Angleterre où il entreprend de coucher par écrit ce qu’il a vu et vécu au fil de ces années dans un livre qu’il baptise sobrement Les îles Tonga. La première version de l’ouvrage de William Mariner est publiée en 1817. Il connaîtra deux autres éditions en Allemagne ainsi qu’aux États-Unis dans le courant du XIXe siècle et demeure encore à ce jour l’une des principales sources de connaissance de la société pré-chrétienne des Tonga. William Mariner est décédé en Grande-Bretagne en 1853. Sa principale oeuvre est Les îles Tonga.

Epeli Hau`ofa
Epeli Hauʻofa

Epeli Hauʻofa (1939-2009) Ecrivain et anthropologue , fils de missionnaires qui travaillaient en Papouasie. Il a étudié aux universités University of New England, Armidale, New South Wales; McGill University, Montreal. Il est docteur en anthropologie sociale de l’université de Canberra en Australie. Il a été chercheur à l’University of the South Pacific à Suva, Fiji. De 1978 à 1981 il a été secrétaire du roi de Tonga. Il a enseigné à l’University of the South Pacific, est devenu directeur du département de sociologie en 1983.
Il a écrit plusieurs livres : Mekeo: Inequality and ambivalence in a village society; Tales of the Tikongs, We Are the Ocean. 

Poutous sur le popotin par Hau'ofa

Poutous sur le popotin (Kisses in the Nederends) ne s’adresse pas aux âmes sensibles. Contrairement aux Petits contes du Pacifique (Tales of the Tikongs) à l’humour «acceptable», ce livre cru devrait en choquer plus d’un. Un roman qui parle exclusivement d’un anus ? Dont l’auteur est un insulaire du Pacifique, originaire de la très pieuse Tonga ? Mais quand on persévère, on s’aperçoit que ce roman a des choses importantes à dire sur la complexité du Pacifique contemporain, car il traite de tradition et de modernité, d’autonomie et de dépendance, d’impérialisme et d’exploitation .

Il y a toujours eu de nombreuses sortes de pets, et chacune d’elles est enracinée dans l’histoire de notre peuple. Il existe des pets propres et des pets sales ; des pets plus forts que l’orage et des pets plus discrets que le silence ; il y a les bons pets des anges et les mauvais pets du trou de Satan.

Petits contes du Pacifique par Hau'ofa

A travers ses chroniques consacrées à la vie d’un pays en voie de développement (le royaume de Tonga, situé en Polynésie occidentale et rebaptisé Tiko dans l’ouvrage), Epeli Hau’Ofa nous propose une vision satyrique, drôle, parfois même loufoque, de son pays natal, caricaturant d’une pointe acérée et brillamment efficace l’accès difficile à l’état d’indépendance, le post-colonialisme, l’aide internationale et l’emprise sans faille de la religion d’un pays loin de tout, et souvent complètement dépassé par lesdits « progrès » de notre modernité ! Mais attention : derrière l’humour et l’apparente naïveté de ses congénères qui donne à ses histoires un aspect de contes burlesques, Epeli Hau’Ofa réussit une cruelle et irrésistible métaphore de la totale incompréhension qui règne parfois au sein d’une même humanité.

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Konai Helu Thaman

Konai Helu Thaman a publié de très nombreux poèmes, et ses œuvres sont étudiées dans les écoles de toute l’Océanie et d’ailleurs. Bon nombre de ses poèmes ont été traduits, notamment en chinois, en français et en allemand. Cinq recueils de ses œuvres ont été publiés : You the Choice of My Parents (1974), Langakali (1981) Hingano (1987) Kakala(1993) et Songs of Love (1999).

Ne ranger pas vos valises ! On repart bientôt ! Le prochain départ sera pour le Bénin 

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