Pour que le jour de votre mort soit le plus beau de votre vie – Lionel Abbo

Adolphe Goldstein se lançait dans une carrière de journalisme sans grande conviction. Plus pour faire plaisir à la femme de sa vie. Fraichement arrivé à Paris, il trouve un petit boulot dans un journal. Son rôle, écrire des articles sur les sujets que les autres ne veulent pas. Un jour, on l’envoie pour la Toussaint interviewer le patron d’une entreprise de pompe funèbre. C’est le moment où il trouve sa voix, où il commence sa nouvelle vie jusqu’à se perdre.

Quoi de plus louable de faire en sorte que le dernier voyage d’un être cher soit réalisé dans les meilleurs conditions. Qu’il ne soit pas formalisé, standardisé, mais au contraire qu’il reflète la personnalité, les goûts de la personne aimée. Tout est réalisable quand on peut y mettre le prix, et ça, Adolphe Goldstein l’a bien compris.

Mais plus le temps passe et plus les demandes sortent des limites qu’il s’était données. D’ailleurs, n’est-il pas un artiste de la mort ? Et plus le temps passe et plus ses barrières de bien et de mal, de possible et d’impossible se déplacent.

Ce sera le moment de vérité. Vous saurez qui ont été vos vrais amis ; qui vous a aimé ; qui vous a déjà oublié ; qui prendra la peine de venir vous rendre hommage une dernière fois. La plupart du temps, c’est une déception. On se rend compte qu’on n’a pas compté sur les bonnes personnes, qu’on est passé à côté de relations merveilleuses, qu’on est parti sans dire à ceux qui comptent vraiment qu’on les a aimés. On a envie de revenir, de sortir du car pour se rendre à son propre enterrement et dire : « Ne pleurez plus, je suis revenu. » Mais c’est impossible. Ils ne comprendraient pas, vous traiteraient d’imposteur, ce que vous êtes quand on y réfléchit bien. Simuler sa mort, c’est renoncer à sa vie. Alors, nous vous proposerons deux solutions : repartir de zéro, sous une nouvelle identité, avec un nouveau visage et plus aucun souvenir de votre existence passée ; ou mourir pour de bon.                                                       Vous avez fait le plus dur. 

Lionel Abbo nous propose un roman à prendre en dérision, mais qui donne le ton de notre société actuelle. Afin d’assouvir un désir de gloire, l’homme est prêt à tout. L’offre et la demande n’ont jamais autant été aussi présente qu’ici. Et plus on creuse l’âme humaine et plus celle-ci s’assombrira. L’abject est proche avec les médias. Le sensationnel fait fructifier des producteurs sans âmes et limites.

D’ailleurs, l’auteur n’a-t-il pas appelé son personnage Adolphe. Un nom tombé est désuétude. Il fallait déjà être culotté pour le nommer comme cela, mais la femme de sa vie se nomme Eva. Est-il fou ? Non , il prévient ses lecteurs . Rien n’est à prendre à la lettre dans ce roman, ici est la place à l’humour, noir de préférence.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif : Livrovore instagramUn livre un voyage

En négatif ou plus mitigé : Babelio

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture :

Adolphe Goldstein est un homme d’affaires à succès. Son commerce a de l’avenir : son créneau, c’est la mort. Un être humain décède toutes les cinquante-quatre secondes en France. Un eldorado ! Jusqu’à présent, le trépas demeurait un sujet tabou, ne s’accommodant pas de la liberté du commerce. Mais demain, grâce à Adolphe, organiser sa fin sera considéré comme un acte aussi évident que préparer son mariage. C’est la loi de l’offre et de la demande. Tout le monde meurt. Il va alors proposer à ses clients le moment et la façon dont ils quitteront ce monde. Pourquoi craindre cet instant inéluctable, pourquoi le subir alors que l’on peut décider du moindre détail de son départ ? Choisir sa mort comme on choisit sa vie. Porté par cette mission qu’il juge d’utilité publique, jusqu’où ira Adolphe pour convaincre et évangéliser le monde ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s