Le tour du monde littéraire : CUBA

Et si on faisait un tour du Monde par l’intermédiaire de différents auteurs et de leurs livres ? Et si on dépassait les frontières sans passeport ? Si finalement on laissait faire leur imagination et leur mot pour nous faire voyager.

Aujourd’hui, on part à Cuba !

On va déjà se situer sur une carte !

Un peu d’histoire !

Les premières populations de Cuba étaient des tribus amérindiennes, principalement des Ciboney et des Taïnos.

Les premiers conquistadors arrivent au XVIéme siècle après la découverte de l’île par Christophe Colomb en 1492. En 1511, l’Espagnol Diego Velásquez commence la colonisation de l’île. Les mauvais traitements infligés aux Indiens provoquent leur disparition rapide. Des esclaves noirs importés d’Afrique fournissent alors la main-d’œuvre travaillant dans les propriétés des colons espagnols.

La richesse de l’île (production du sucre de canne et du tabac) est une des causes des nombreuses attaques françaises, hollandaises et anglaises au XVIe siècle et au XVIIe siècle.

Les Anglais régneront sur l’île pendant un court intervalle en 1762 et 1763 mais la couronne d’Espagne ne perdra le contrôle de Cuba qu’à la fin du XIXéme siècle.

Des luttes pour l’indépendance commence au long du XIXéme siècle. La guerre de 10 ans débute en 1868, les États-Unis interviennent et occupent l’île de 1898 à 1902 puis de 1905 à 1909, il conserveront une forte influence jusqu’en 1934.

En 1959, Fidel Castro renverse le dictateur Fulgencio Batista à la tête d’une armée de rebelles. Une politique socialiste est mise en place, et la nationalisation des avoirs étrangers marquent le début d’une véritable guerre avec les États-Unis.

En 1961, la CIA américaine tente un débarquement avec des réfugiés cubains à la baie des cochons mais c’est un échec cuisant. Les États-Unis mettent en place un embargo économique en 1962, encore en vigueur aujourd’hui. Cuba est largement soutenue pat l’URSS jusqu’en 1990 et intervient dans de nombreux conflits liés à la guerre froide en Afrique et en Amérique latine.

Depuis 1990, Cuba fait face à une grave crise économique.

En 2006, Raul Castro Ruiz remplace son frère, Fidel Castro, à la tête de l’État.  

Auteurs

La littérature cubaine émerge réellement à partir du XIXème siècle autour de la question de l’esclavage. Suite à son abolition en 1886, les auteurs cubains se sont particulièrement intéressés à des thèmes tels que la liberté et l’indépendance (c’est particulièrement le cas d’auteurs tels que José Martí ou Nicolás Guillén. Au XXème siècle, à partir des années 1960 puis 1990, on note l’importance des écrivains en exil (Eliseo Alberto, Daína Chaviano ) fuyant un régime dictatorial qui les censure.

Une toute petite sélection afin de vous mettre l’eau à la bouche :

Leonardo Padura

Leonardo Padura

« vous m’avez appris qu’être un homme libre c’est plus que vivre dans un lieu où on proclame la liberté. Vous m’avez appris qu’être libre, c’est une bataille qu’il faut livrer tous les jours, contre tous les pouvoirs, contre toutes les peurs. »  Hérétiques de Leonardo Padura

Leonardo Padura Fuentes est un journaliste, scénariste et écrivain cubain.

Diplômé de littérature hispano-américaine, il a été journaliste et critique de romans policiers, avant de se consacrer à l’écriture d’essais littéraires (« Con la espada y con la pluma », 1984 ; « Un camino de medio siglo : Alejo Carpentier y la narrativa de lo real maravilloso », 1993), de romans (« Fiebre de caballos », 1988 ; « L’Homme qui aimait les chiens », 2009), de nouvelles (« Según pasan los años », 1989) et de scénarios pour le cinéma (« Yo soy, del son a la Salsa »,1996).

Il est auteur d’une dizaine de romans policiers dont le héros est le lieutenant Mario Conde (« Électre à La Havane », « L’Automne à Cuba », « Adiós Hemingway », « Mort d’un chinois à La Havane », « Hérétiques »).

En 2011, il reçoit le Prix Carbet de la Caraibe pour « L’homme qui aimait les chiens », et le prix Roger-Caillois. La même année, il obtient la nationalité espagnole. En 2015, il obtient le Prix Princesse des Asturies.

En 2004, Iván, écrivain frustré, responsable d’un misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui promenait sur la plage deux lévriers barzoï. “L’homme qui aimait les chiens” lui fait des confidences sur Ramón Mercader, l’assassin de Trotski qu’il semble connaître intimement.
Iván reconstruit les trajectoires de Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, et de Ramón Mercader, alias Jacques Mornard, de la Révolution russe à la guerre d’Espagne, jusqu’à leur rencontre dramatique à Mexico. Sa propre vie dans Cuba en crise, qu’il raconte en parallèle, résonne alors étrangement.
Dans une écriture puissante, Leonardo Padura raconte l’histoire du mensonge idéologique et de sa force de destruction sur la grande utopie révolutionnaire du XXe siècle ainsi que ses retombées actuelles sur la vie des individus, en particulier à Cuba.

Prix des Librairies Initiales 2011

Alejo Carpentier

Alejo Carpentier

Alejo Carpentier y Valmont est un romancier, essayiste et musicologue cubain.

L’œuvre de Alejo Carpentier est très marquée par les événements historiques : révolution haïtienne, les Antilles à l’époque révolutionnaire, la conquête espagnole, la répression cubaine des années 50. Le réalisme historique de ces textes est transcendé par la magie de son style poétique, riche en métaphores et profondément original.

A 12 ans, il s’installe avec sa famille à Paris où il étudie la musicologie. Après des études d’architecture qu’il ne termine pas, à Cuba, Alejo Carpentier se consacre au journalisme, mais son engagement à gauche lui vaut un séjour en prison (1928 ), sous la présidence de Gerardo Machado, avant de l’obliger à s’exiler en France.

De retour à Cuba en 1939, il poursuit sa carrière de journaliste et de chroniqueur de radio. En 1943, il fait un séjour en Haïti et en 1945 il s’installe à Caracas, au Vénézuéla, où il vit jusqu’en 1959, avant un retour à Cuba. En 1970, il est nommé Attaché culturel de l’ambassade de Cuba à Paris.

Carpentier, qui a profondément influencé la littérature latino-américaine, a reçu le Prix mondial Cino Del Duca (1975), le Prix Cervantès (1977) et le Prix Médicis étranger (1979).

La fin de sa vie est marquée par une lutte contre le cancer. Après sa mort, son corps a été transféré à Cuba, où il est enterré dans le Cimetière Colón de la Havane. Ses funérailles ont été célébrées le 28 avril 1980, en présence du président Fidel Castro.

Il comprenait à présent que l’homme ne sait jamais pour qui il souffre ou espère. Il souffre, et il espère et il travaille pour des gens qu’il ne connaîtra jamais, qui à leur tour souffriront, espéreront, travailleront pour d’autres qui ne seront pas heureux non plus, car l’homme poursuit toujours un bonheur situé au-delà de ce qui lui est donné en partage. Mais la grandeur de l’homme consiste précisément à vouloir améliorer le monde, à s’imposer des tâches.

Le royaume de ce monde de Alejo Carpentier

Fuyant New York et la civilisation, un musicien gagne la forêt vierge du Venezuela. Ainsi commence une série d’aventures fabuleuses d’où s’élèvent, comme d’une symphonie, les grands thèmes de New York, de la Forêt, de l’Eau, de la Révolution…

Prix du meilleur livre étranger.
Après avoir lu « Le partage des eaux « , le mot « talent nous paraît impropre, notre enthousiasme ne s’en contente pas. Un grand poète s’impose à nous par son style et sa culture, le foisonnement de ses images et de ses pensées, la hauteur et la continuité de son inspiration (Max-Pol Fouchet, « Carrefour »).

Et les BDs alors ?

Plusieurs BD traitent de la révolution cubaine

Ne ranger pas vos valises ! On repart bientôt ! Le prochain départ sera pour l’Irlande

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