Par amour – Valérie Tong Cuong

Par amour est un livre émouvant sur les conditions de vie sous l’occupation.

Seconde guerre mondiale, le Havre. Deux femmes, deux sœurs fuient l’arrivée des Allemands avec leurs enfants. Les hommes sont sur le front. Elles fuient comme toute la population du Havre, jusqu’au moment où la France capitule. Il faut rentrer chez soi alors que plus rien ne nous sécurise là-bas et apprendre à vivre et taire ses convictions.

J’ignorais qu’il faut traverser ce genre d’événements tragiques – la perte de ce que l’on a de plus précieux au monde -, pour mesurer ce que le corps et l’âme ressentent, ce trou indescriptible au milieu de soi-même.
J’ignorais que lorsque cela arrive, il ne reste plus qu’à constater combien les efforts pour s’y préparer ont été inutiles.

Valérie Tong Cuong aime donner la parole à chacun de ses personnages, dans ce  roman chaque chapitre est la voix et la pensée d’un membre de cette famille. Qu’il soit enfant ou adulte. Elle nous fait vivre toute la période de l’occupation dans cette ville portuaire fortement touchée par la guerre. Par ce biais, elle nous permet de connaitre chaque point de vu, chaque secret, chaque honte. L’immersion est totale.

Elle nous parle également de l’exode en Algérie, de ces enfants envoyés loin afin de les protéger. Protégé mais esseulé et de la difficulté de revenir en France après avoir connu le calme.

La plume de cet auteur est un murmure à nos oreilles. C’est encore un très beau livre qu’elle nous propose.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : mesechappeeslivresques , dealerdelignes

En négatif  ou plus mitigé : val-m-les-livres sur Babélio

Mon score:

  • Originalité 4-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

« Tout comme mes grands-parents, ma mère parlait peu de la guerre. Ou bien seulement avec d’autres Havrais. Je devinais pourtant qu’ils avaient vécu l’enfer. Un jour, j’ai saisi les raisons de ce silence. La ville n’avait pas seulement été occupée par les Allemands. Nos propres alliés, les Anglais, l’avaient bombardée sans relâche, puis détruite, assassinant nombre de ses habitants. Ce n’était pas une chose à dire.
Alors, j’ai voulu comprendre. Il a fallu retrouver des témoins du drame. Exhumer des archives. Ce que j’ai découvert m’a éclairée sur ce qu’est le courage, l’abnégation, et sur l’amour, qui était demeuré leur seul carburant. »

Voici donc l’histoire de deux familles havraises emportées dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. D’un côté, Joffre et Emélie, concierges d’école durs au mal, patriotes, et leurs enfants ; de l’autre, le clan de Muguette, dont l’insouciance sera ternie par la misère et la maladie.
Du Havre à l’Algérie où certains enfants seront évacués, des chemins de l’exode au sanatorium d’Oissel, ce roman choral met en scène des personnages dont les vies secrètes s’entremêlent à la grande Histoire, et nous rappelle qu’on ne sait jamais quelles forces guident les hommes dans l’adversité.

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