L’Insigne du Boiteux – Thierry Berlanda

Ma « touche » perso:

Thierry Berlanda signe un roman sombre qui nous balade dans les ténèbres de la folie d’un homme. Sa plume ne nous épargne pas et son esprit doit être un peu tordu pour nous pondre des scènes de crime aussi horrible.

Jeanne est appelée sur une scène de crime afin d’aider la police. Rien ne l’a prédestine à cela mais son ancien professeur estime qu’elle peut être utile à l’enquête. Seul bémol, pourquoi le faire venir en pleine nuit pour quelque chose qu’on peut lui demander dans un bureau ? Arrivée sur place, elle se retrouve confrontée à l’horreur ! Une famille entière vient d’être massacrée. La mère est morte sous les yeux de son fils de 7 ans qui succombera à son tour d’effroi.
Commence une enquête qui a toujours un wagon de retard par rapport au tueur, d’ailleurs ce tueur est drôlement compétent !!

L’auteur nous dresse un portrait non reluisant des flics et je dois dire que cela change un peu ! Pour une fois tout le monde est un peu pourri ou accumule les conneries. Les flics mangent sévère !! Et oui, je pense que dans la vraie vie, les enquêtes merdent aussi de temps en temps !

Notre personnage principale, Jeanne, est pleine de toc. Elle est brillante certes mais la pauvre se retrouve un peu malmenée.

Jeanne se tient sur le seuil du bureau. Bareuil la remarque le premier.— Ma chère Jeanne ! Il ne faut pas rester dehors, voyons. — Je ne peux pas entrer dans une pièce avant d’en avoir observé chaque recoin. Ma névrose, sans doute. Bareuil roule jusqu’à elle et la guide vers une chaise, la seule qui soit rembourrée dans cet endroit où ce qu’on peut trouver de plus moelleux est l’épaisse fumée stagnante des Boyard de Falier.— Il faudra employer un langage un peu plus châtié, commandant. Mais ce que veut Jeanne, ce ne sont pas des politesses, c’est pouvoir au plus vite envoyer au diable le foutu duo de l’infirme grand siècle et du flic mal dégrossi. Falier s’assoit sur son siège, qui grince sous lui.

Bref, vous l’aurez compris pas de super héro dans ce bouquin. Ce qui donne un certain réalisme du coup. Vous allez vous torturer l’esprit pour connaitre le nom du tueur, car on soupçonne facilement, mais a t’on raison ? De toute façon l’auteur se joue de nous …

 Mon score:

3-5-bis

  • Originalité   
  • Facilité de lecture 
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ? Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une descente vertigineuse au fin fond de la folie meurtrière. Certaines figures cauchemardesques prennent vie dans notre réel. Le Prince est de celles-là. Gageons que cette créature qui se nourrit de nos peurs hantera longtemps nos mémoires.

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