En douce – Marin Ledun

En douce est une sorte de huis clos noir un peu oppressant qui ne te lâchera pas !

Simon Duez a de la chance ce soir, cette femme qu’il a repérée depuis quelques jours vient l’aborder. Les promesses d’une fin de soirée enivrante et sensuelle. Cette femme est belle et il l’a suit jusque chez elle. Mais les choses ne tournent pas vraiment comme il l’avait imaginé. Il se retrouve enfermé dans un chenil et cette femme n’est plus aussi sexy.

Elle pensa : « Voilà ma vie. » Bientôt quarante ans, célibataire, pas d’enfant, handicapée, payée mille cent trente-sept euros nets par mois, survivant dans une caravane miteuse entourée de quarante-sept clébards de toutes tailles et de toutes races. La misère ou presque.
Et depuis une heure, pénalement responsable des crimes d’enlèvement, de séquestration et de tentative d’homicide par arme à feu avec préméditation. Beau palmarès.

Dans ce roman, il n’y a pas de gentil ou de méchant, mais des êtres humains avec leurs failles, leurs détresses et leurs envies. Emilie se cherche et essaie de retrouver sa vie d’avant même si celle-ci ne lui convient pas non plus et Simon n’aime plus sa solitude, son quotidien. Deux âmes qui un jour se percutent. Mais il n’en ressortira pas quelque chose de bien.

Ce livre c’est une ambiance pesante , angoissante avec ce chenil où les chiens hurlent constamment. Une chaleur humide et la douleur augmentent cette sensation. L’auteur nous dépeint un environnement qui vous agrippera jusqu’à la dernière ligne.

C’est aussi un regard froid sur une société face à l’handicap, la différence.

Premier livre pour moi de Marin Ledun et je suis charmée par sa plume simple et efficace.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : dealerdelignes ; livresaprofusion
En négatif  ou plus mitigé : aruthablogtourneurdepages

Mon score:

  • Originalité 3-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Sud de la France.
Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l’avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit seule dans son chenil, au milieu de nulle part.
Elle lui apprend que, cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d’un chauffard.
L’accident lui a coûté une jambe. Le destin s’acharne.
La colère d’Émilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance.

12 commentaires

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