Irrespirable – Olivia Kiernan

J’avoue, en ce moment je ne suis pas très sérieuse. Car cette lecture date déjà de plus d’un mois. Et je n’ai toujours pas pris le temps de vous en parler. Il faut dire que plus on attend et plus c’est compliqué de vous parler d’un livre, car depuis il y a bien évidement d’autres livres qui ont été lus, certains très bien, d’autres moins, et Irrespirable est malgré tout, un peu effacé de ma mémoire.

Vous pourriez me dire que s’il est déjà effacé de ma mémoire c’est que finalement il n’est pas si bien. Je ne pourrais pas vous contredire, puisque c’est bien évidemment aussi une de mes remarques, mais je me souviens avoir passé un agréable moment lors de cette lecture. Allez je prends un peu de temps, pour me remettre les idées au clair et je reviens ……

Le commissaire Frankie Sheehan revient après une grave blessure sur le terrain. Tout laisse à croire qu’une femme s’est suicidée. Tout ..Sauf quelques détails.

Tu me salues d’une bise sèche lorsque j’ouvre la porte et tu entres prestement pour échapper à la nuit, à la violence de la brise marine ; le regard noir, diabolique. Je croise ce regard et je me demande à quel moment le mal y a pris le dessus sur le bien. Tu tiens une corde à la main. Une corde brune, épaisse, rêche. Déjà, je sens sa texture râpeuse sur la peau parfumée de ma gorge. Un frisson s’immisce dans ma respiration

Attention, vous entrez dans le monde des victimes consentantes. Sujets traités toujours avec parcimonie. Je crois que c’est le deuxième qui se retrouve entre mes mains. Ici, vous avez rendez-vous avec les chambres de torture, les dominants et dominés. Mais, y a t’il une personne qui va un peu trop loin dans les jeux ?

Le personnage de Frankie est cabossé, détruit par une enquête qui l’a brisé psychologiquement et physiquement. Toujours sur une corde raide. On attend qu’elle se brise d’un moment à un autre tant sa fêlure est importante. On peut dire que c’est un standard les flics limites suicidaires, alcooliques. Ici, c’est différent, car c’est vraiment une souffrance due à une blessure. Elle est traumatisée.

Olivia Kiernan signe ici un premier roman convainquant avec une intrigue intelligente, avec une alternance de rythme qui fidélise le lecteur. Son second roman sort à Dublin le 8 janvier, espérons qu’il sera traduit !

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif :  Saginlibrio – Un bouquin sinon rien 

En négatif ou plus mitigé : légère imaginaire – sangpages

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Victimes consentantes, sites BDSM,  » near death experiences « , chambre de tortures, meurtres filmés et ritualisés : jusqu’à sa confrontation finale avec le tueur, Frankie va s’immerger dans ce que l’âme humaine a de plus noir et de plus pervers. Un noir absolu, malgré les taches de bleu de Prusse, ce pigment utilisé par Chagall et que l’on retrouve sur les victimes comme une signature.

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