Dans la brume écarlate – Nicolas LEBEL

Après l’excellent De cauchemar et de feu , il faut bien vous avouer que j’attendais Nicolas LEBEL au tournant 😉 Moi qui aimerais tant le voir toucher d’un peu plus prêt le roman noir voir effleurer la blanche. J’ai une grande foi en ses capacités à nous étonner. Dans la brume écarlate n’est point de cela, mais il réussi malgré tout à descendre dans l’horreur et accessoirement en latitude.

De l’Irlande à la Roumanie.

Je ne me souviens pas que les précédents romans de l’auteur nous embarquaient autant dans le passé et l’histoire. Un changement depuis notre voyage irlandais ? Je me souviens des causes, des messages et des valeurs essentiellement. Elles restent d’ailleurs présentent dans ce nouveau roman. Je dois avouer que j’apprécie particulièrement depuis que les enquêtes de l’inspecteur Mehrlicht m’embarquent à travers le monde. Et plus particulièrement, lorsqu’elles me rappellent ou m’apprennent des événements.

Paris, l’éternel arrondissement et son équipe. L’inspecteur Mehrlicht et son équipe se retrouvent face à la disparition d’une jeune fille qui va les conduire à une immense trace de sang. Mais pas de corps.

Une équipe qui se délie.

[si vous n’avez pas lu le livre précédent, stoppez votre lecture et passez au chapitre
Mais on n’y voit rien ! ]

Dossantos est limite suicidaire, coincé entre son passé, son boulot, ses idéaux et son amour pour sa collègue. Mais ce qui le bouffe le plus est sa culpabilité. On peut dire qu’il morfle encore dans cette aventure ! Nicolas Lebel, il serait peut-être temps de pardonner ..

Delatour est au bord de l’implosion. Entre les remarques sexistes de Mehrlicht et son collègue qui a failli faire tuer son fiancé, elle ne trouve plus sa place dans ce trio. Pourtant, elle arrive toujours à poser son calme, à traduire son chef et apaiser l’ambiance tendue lors de cette enquête, mais à quel prix ?

Seul notre inspecteur est heureux puis qu’amoureux. Mais notre auteur ne compte pas le laisser vivre sa vie comme un long fleuve tranquille. Je ne comprends pas ce sadisme 😉

Mais on n’y voit rien !

Dans une ambiance sombre, on avance entre les rues parisiennes dignes des ruelles londoniennes de la fin XIXe. La brume est tombée sur la ville, est s’y est installée et ne compte pas s’en aller. Tout comme les migrants au grand drame des groupuscules extrémistes.

Non seulement on n’y voit pas à trois mètres, mais on ne voit pas comment l’auteur va retomber sur ses pattes pour permettre à son équipe d’enquêter, de mener à bien sa mission avec toutes les embûches sur leurs routes. Il joue avec nos nerfs, trouve notre point faible et arrive à nous harponner avec une si grande facilité que cela devient frustrant d’être si faible.

Bref, encore un très bon roman quoi ..

Tout ça pour conclure, sans trop vous en dire que c’est encore un très bon roman. Nous retrouvons l’humour des précédents. Je ne remercie d’ailleurs pas Nicolas Lebel qui a réussi à me mettre quelques chansons dans la tête. Certaines sont d’un ringard 😦 mais je me suis explosée de rire. Tout cela est savamment bien dosé entre les moments bien intenses comme d’habitude.

Maintenant, j’appréhende le prochain, car je sens que nos personnages vont encore être bien malmenés.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif : sangpagescarolivre

En négatif ou plus mitigé : La bibliothèque de Marjorie

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Une femme se présente au commissariat du XIIe et demande à voir le capitaine Mehrlicht en personne.. Sa fille Lucie, étudiante, majeure, n’est pas rentrée de la nuit. Rien ne justifie une enquête à ce stade mais sait-on jamais… Le groupe de Mehrlicht est alors appelé au cimetière du Père Lachaise où des gardiens ont découvert une large mare de sang. Ils ne trouvent cependant ni corps, ni trace alentour. Lorsque, quelques heures plus tard, deux pêcheurs remontent le corps nu d’une jeune femme des profondeurs de la Seine, les enquêteurs craignent d’avoir retrouvé Lucie. Mais il s’agit d’une autre femme dont le corps exsangue a été jeté dans le fleuve. Exsangue ? Serait-ce donc le sang de cette femme que l’on a retrouvé plus tôt au Père Lachaise ? La police scientifique répond bientôt à cette question : le sang trouvé au cimetière n’est pas celui de cette jeune femme, mais celui de Lucie…

Un roman gothique dans un Paris recouvert de brouillard à l’heure où un vampire enlève des femmes et les vide de leur sang. Un roman choral qui laisse la parole à plusieurs protagonistes : à ceux qui perdent ou ont perdu, à ceux qui cherchent, à ceux qui trouvent ou pensent trouver. Un roman qui est l’histoire de six hommes qui aiment ou croient aimer chacun une femme : celui qui la cherche, celui qui l’aime de loin, celui qui veut la venger, celui qui la bat, celui qui la veut éternelle, et celui qui parle à ses cendres. Un roman parle des femmes comme premières victimes de la folie des hommes, même de ceux qui croient les aimer. 

10 commentaires

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