Le savais-tu ?? Villes fantômes en Espagne

Un café lui ferait pourtant le plus grand bien. Mais dans ce quartier de Madrid, comme dans bien d’autres de la capitale et des grandes villes du pays, il devient parfois compliqué de s’accouder à un comptoir. La crise a tout emporté sur son passage. Certains coins sont laissés totalement à l’abandon. Il y a même des villes fantômes, montées de toutes pièces par des entrepreneurs du bâtiment complètement allumés .L’Espagne, peut-être plus que tout autre pays d’Europe, est tombée de très haut. elle a littéralement sombré

Cet extrait provenant du livre Mala vida de Marc Fernandez m’a fait réagir. Et vous commencez à bien me connaitre, lorsque je commence à faire des recherches sur internet généralement je les partage avec vous 🙂 Aujourd’hui, on va s’arrêter sur l’Espagne et sa crise immobilière.

Sur la plage de La Manga, dans la région de Murcie, l’une des plus touchées, le chantier est abandonné. Dans le bâtiment achevé (au fond), seul un appartement est occupé. Aux belles heures du boom de la construction, le BTP employait un travailleur espagnol sur trois.

Dans le bâtiment achevé (au fond), seul un appartement est occupé

Franco

1936-1939 : Quelques années après la proclamation de la Seconde République espagnole, un soulèvement militaire nationaliste entraîna le déclenchement de la Guerre civile. La victoire des nationalistes se traduit par l’établissement de la dictature du général Francisco Franco.

1939-1975: Franco dirige un régime politique dictatorial sous le titre de Caudillo (chef ou guide) jusqu’à sa mort. À la fin de la guerre civile, on dénombre plus de 150 000 soldats morts durant les combats (autant de civils). Plus de 440 000 républicains espagnols se sont réfugiés en France (comptabilisés au 9 mars 1939) puis encore des dizaines de milliers d’autres les rejoignent, contraints à l’exil pour échapper à la terrible répression qui s’abat (plus de 30 000 exécutions sommaires). On estime plus de 200 000 personnes fusillées ou mortes à la suite des mauvais traitements dans les prisons franquistes et dans les camps de concentration franquistes , après 1939.

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Post Franco et l’immobilier

A la mort de Franco, Juan Carlos est proclamé roi d’Espagne.
 Le roi prend conscience que le maintien du franquisme est impossible et que le changement est inévitable. Ainsi, Juan Carlos promulgue des réformes démocratiques, au grand dam des éléments conservateurs, notamment les forces armées, qui s’attendaient à ce qu’il maintînt l’État franquiste.

La situation laissée par le franquisme a laissé pendant quarante années l’Espagne sous la coupe d’un immobilisme tant sur le plan social qu’économique. Pauvreté, faible industrialisation, insuffisantes infrastructures de transport…

En 1996, le gouvernement Aznar libéralise la loi du sol : tout terrain est désormais constructible.
Les prix de l’immobilier en Espagne ont augmenté de 91 % durant la période allant de 1996 à 2007.
Les banques espagnoles en étaient depuis 2006 à permettre aux particuliers un endettement immobilier jusqu’à 35 ans, avec 97 % des emprunts à taux variable.
De plus, la fiscalité encourage aussi la propriété : 15 % du montant des intérêts d’emprunt immobilier sont déductibles du revenu
En 2004, 509 293 nouveaux logements ont été construits en Espagne et en 2005, 528 754 .
Rien qu’en 2006, 900 000 nouveaux chantiers ont été ouverts en Espagne, selon le portail immobilier Idealista.

La crise financière mondiale de 2007-2008, l’Espagne est l’un des pays les plus affectés au monde. L’Espagne, frappée par la crise de la dette en 2010, entre en récession économique. 

Villes Fantômes

On compte 22 à 24 millions de maisons et 3 à 4 millions de maisons vides. Sur l’ensemble des maisons construites durant la période 2001-2007, « pas moins de 28 % sont vacantes à la fin de l’année 2008.

Valdeluz, à 60 km de Madrid.
À l’origine, après la fin des travaux de la ville, celle-ci devait compter au moins 35 000 habitants. Or, à cause de la crise durable, peu de gens ont acheté des appartements ou des maisons. C’est ce qui s’est passé dans cette ville, où un centre commercial de 900 m2 a été abandonné en cours de construction, et des commerces qui devaient être créés ne le sont toujours pas. Beaucoup de logements sont inhabités. La ville a des allures de « ville fantôme ». En effet, la ville qui devait compter de 30 000 habitants, ne se retrouve qu’avec 4000 habitants en 2018 .
La vie prend progressivement ses marques à Valdeluz grâce à la revente à petit prix des appartements rachetés par les banques aux constructeurs en faillite.

Seseña, en 2000, alors que l’Espagne connaît un boum immobilier, l’entrepreneur espagnol Francisco Hernando décide de créer une ville nouvelle aux abords de Seseña : Seseña nuevo. Il y a fait construire 5 600 appartements répartis dans des barres et des tours . Les 3 500 logements finis ne se vendent pas et Francisco Hernando ne peut plus financer le reste. Conçue pour accueillir 40 000 habitants, Seseña Nuevo n’en compte que 3 000 à ce jour.

Au final

Fin 2009, le pays s’est retrouvé avec 3,6 millions de logements achevés ou en projet sur les bras, selon le dernier rapport en date de la société d’analyse du marché immobilier R.R. de Acuña y Asociados.

Je vous laisse le lien d’un article paru chez ParisMatch très parlant.

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