La goûteuse d’Hitler – Rosella Postorino

Chaque roman est une rencontre avec l’histoire et un auteur. Chaque roman est aussi, pour moi, un moyen de m’enrichir, de découvrir un élément de l’Histoire.

La goûteuse d’Hitler aborde bien évidement la Seconde Guerre mondiale, mais Hitler n’est qu’un personnage de fond. Une cause. Vous n’allez pas le côtoyer dans ce roman, c’est plutôt l’épée de Damoclès.

Comme dans inconnu a cette adresse ou La voleuse de livre vous êtes parachuté en Allemagne, la populaire, celle des petites gens. Ces habitants qui vivent dans la peur du parti comme des adversaires. Rosa ne choisit pas une activité ou un « métier ». Elle n’est pas en droit de refuser. Elle a été sélectionnée pour donner sa vie si besoin pour le chef d’Etat, comme toutes ses collègues.

Alors que tant de concitoyens meurent de faim, elle doit manger les plats concoctés par un chef cuisinier pour Hitler. Les risques d’empoisonnements sont élevés. Quand un geste de survie (se nourrir) peut vous tuer.

La peur entre trois fois par jour, toujours sans frapper, elle s’assied à côté de moi, si je me lève elle me suit, désormais elle me tient compagnie, en quelque sorte.

L’auteur évoque la vie de Margot Woelk. Cette femme a raconté sa vie pendant la guerre à plusieurs journaux. Bien que Rosella Postorino s’appuie sur les différents documents en sa possession, ce livre reste un roman avec son côté fictif. Des personnages, des relations, des amours interdits, des non-dits et l’absence. Malgré tout le fond de cette histoire est tout à fait réel. La guerre, la paranoïa d’Hitler, la peur, la mort qui rôde et bien entendu les goûteuses.

Il ne vous faudra que quelques pages pour être pris dans cette histoire. C’est une belle rencontre que ce roman.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.

En Positif : Aurelivres57Carolivre

En négatif ou plus mitigé : Raison lecture et sentimentsLes balades de l’impossible

  • Originalité
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

4 commentaires

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