La Part des anges – Laurent Bénégui

Comment aborder le deuil de façon drôle et légère. Laurent Bénégui , ne part pas dans le mélo et nous livre même une note optimiste.

Maxime vient de perdre sa mère, Muriel. Entre les diverses démarches pour organiser la sépulture et sa fuite d’une relation amoureuse qui arrive à sa fin, Maxime est un peu perdu. En allant dans le sud de la France pour rejoindre une dernière fois Muriel, il ne s’attendait pas à ce que sa vie prenne un nouveau sens.

– Avez-vous apporté un CD, Monsieur ?
Maxime reste un instant sans réagir, puis il comprit en interceptant le regard du type, en direction d’une enceinte montée sur trépied.
– Ah non, je ne savais, je n’y ai pas pensé…
– Dans ce cas, nous avons sélectionné un choix, ce sont les morceaux les plus fréquemment demandés par les familles.
Maxime hocha la tête et se saisit de la brochure, découvrant avec étonnement le hit-parade de la mort, en tête duquel trônaient Hallelujah dans la version de Jeff Buckley, What a Wonderful World, de Louis Armstrong, Puisque tu pars, de Jean-Jacques Goldman, et The End, des Doors.
– Nous avons également de la musique classique.
– Je préférerais qu’on ne mette rien, tenta Maxime.
– Oh si, c’est mieux, monsieur, insista l’homme en noir, en décrivant du regard l’alignement des blancs déserts.

Après la condition ou difficulté de devenir père avec son précédent roman Naissance d’un père,  l’auteur aborde cette fois celle d’un fils qui fait un dernier voyage vers sa mère décédée. Mère qui est malgré tout un personnage à part entière puisqu’elle donne son avis sur untel ou telle chose comme un spectre bienveillant. Elle n’a pas la langue dans sa poche et je dois vous avouer que son humour égaie beaucoup ce roman.

Maxime est un personnage attachant qui se laisse porter par les événements. Et la jeune infirmière est tout aussi sympathique. A eux deux, vous avez la sensibilité, le cœur du livre.

Un roman qui aurait pu être sinistre , mais ce n’est pas la patte de l’auteur qui aborde toujours ses romans avec humour, ici l’humour est d’un noir ébène.

Un roman qui se lit tout seul et vous fait passer un agréable moment.

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : lepuydeslivres , alexmotamots

En négatif  ou plus mitigé :

Mon score:

  • Originalité 3-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

À la mort de Muriel, sa mère, Maxime se rend au Pays basque pour les funérailles. Il assiste à la crémation en état de choc et, quand on lui donne les cendres, ne sait pas quoi en faire. Il dépose donc l’urne dans le panier à commissions de sa mère pour emmener celle-ci une dernière fois faire ses courses au marché. Une initiative en forme d’hommage épicurien qui devient embarrassante lorsque, entre les étals de fruits et de poissons, apparaît Maylis, la jolie infirmière qui s’est occupée de Muriel jusqu’à son dernier souffle… Comment lui avouer que celle-ci est au fond du cabas ?
Écrire sur le deuil avec humour et légèreté, sans pour autant négliger la profondeur des émotions, c’est le pari réussi de cette comédie qui encense la vie. Avec son esprit facétieux et son art de plonger ses protagonistes dans les situations les plus inextricables, Laurent Bénégui compose un émouvant éloge de la figure maternelle tout en célébrant les plaisirs de l’existence.

 

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