Le monde selon Britt-Marie – Fredrik Backman

Britt-Marie a passé la soixantaine, elle n’a presque jamais travaillé de sa vie et pourtant elle passe la porte de pôle emploi.  Elle doit trouver un travail, car comprenez-vous elle n’a pas l’intention de mourir seule et que des voisins la retrouve à cause de l’odeur pestilentielle . Cela ne se fait pas, que dirait-on d’elle ?

Le ton est donné ! Fredrik Backman que vous connaissez surement puisque c’est le « papa » de Vieux, râleur et suicidaire : La vie selon Ove ( vendu à travers le monde, un véritable succès) ou de « Ma grand-mère vous passe le bonjour » nous offre son dernier roman. Ici, encore un personnage haut en couleur, atypique, limite désagréable si l’on ne gratte pas un peu la première couche. Britt-Marie est pleine de toc, maniaque et finalement de préjugé, mais se garde bien de le dire (quoique parfois c’est plus fort qu’elle ).

Chaque relation a ses mauvais côtés, car les gens ont tous des faiblesses. Quand on vit avec quelqu’un, on apprend à composer avec ses défauts de différente façon. On peut, par exemple, les considérer comme des meubles très lourds : on s’habitue simplement à faire le ménage autour d’eux. A entretenir l’illusion. Bien sûr, on sait que la poussière s’accumule en dessous, mais on apprend à ignorer ce détail tant il reste invisible aux invités. Mais un beau jour, quelqu’un déplace le meuble sans autorisation et tout éclate au grand jour. La poussière et les griffures. La teinte du parquet longtemps privé de lumière. A ce moment-là, il est trop tard.

A plus de soixante ans, elle décide de changer de vie, car on a déplacé son meuble ! Son mari n’est plus celui qu’elle a aimé. Elle se retrouve dans une petite ville en bord de route. La crise est passée par là, les gens sont au chômage.  Malgré tout, Britt-Marie se fait sa place petit à petit et découvre des gens particulièrement attachants.

Comme toujours, derrière la comédie et l’humour, on touche des points plus sensibles. Ici, c’est l’histoire d’une femme qui n’a jamais été autonome, que vivait exclusivement pour son mari et pour qui chaque acte est un défi. c’est aussi la crise économique qui touche toutes les classes sociales.

Un roman, qui se découvre avec facilité, plaisir. On a une certaine tendresse pour tous ces personnages. Fredrik Backman réussit encore une fois à proposer un livre universel, car son personnage pourrait être de toute nationalité et son histoire peut se situer dans chaque pays.  Comme Ove, Britt-Marie nous ouvre son cœur et nous plongeons dedans avec délice !

D’autres blogs en parlent ! Si vous souhaitez approfondir.
En Positif : les pages qui tournent – des livres et moi

En négatif ou plus mitigé :

Mon score:

  • Originalité 4-5-bis
  • Facilité de lecture
  • Charge émotionnelle
  • Dépaysement
  • Addictif
  • Instructif
  • Absence de longueur
  • Humour
  • Crédibilité
  • Coup de cœur

Quatrième de couverture:

Britt-Marie, 63 ans, n’est absolument pas passive-agressive. C’est juste que la crasse, les griffures et les tiroirs à couverts rangés n’importe comment la font hurler intérieurement. Elle sort tout juste d’un mariage et d’une vie de femme au foyer qui ont duré quarante
ans, et le seul travail qu’elle ait pu dégoter la conduit à Borg, un village frappé par la crise qui s’étire le long d’une route où tout est fermé, en dehors d’une pizzeria qui empeste la bière. Britt-Marie déteste le football, or il ne reste rien d’autre à Borg. Voilà qui ne présage pas grand-chose de bon.
Mais quand les enfants de l’équipe du village ont si désespérément besoin d’un coach qu’ils sont prêts à confier le boulot à n’importe qui, que Britt-Marie ne soit ni compétente, ni volontaire n’empêche personne de la recruter! Et quand, sur ces entrefaites, Britt-Marie accepte l’invitation à dîner d’un policier et se fracture la main dans un solarium, elle ne peut plus faire machine arrière.
Le monde selon Britt-Marie est une histoire et une déclaration d’amour. Sur une femme qui a attendu toute une vie que la sienne commence enfin, et sur les villages le long de routes, dans lesquels c’est au football et aux pizzerias que l’on renonce en dernier.

 

4 commentaires

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